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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXXVI. JI

,see femelle’, au-lieu que le mâle se trouve en Arabie, elì dur,semblable.â une noix de galle, ou un peu rouge en couleur &contenant dans son intérieur une pierre dure. La troisième es-pece se trouve en Chypre, semblable pour la couleur à celle

casionné par quelque matière qu’eílerenfermoit dans son milieu , on pen-foit posséder la pierre précieuse qu’011recherchoir. Geux qui étoìent jalouxd’en être posselleurs au préjudice desautres y mirent plus de difficulté. IIfalloir au moins que cette pierre fûttirée de quelque mine de fer, Sc c’estce sentiment qui a prévalu, & l’onne volt pas pourquoi Dioscoride niPline n’y mettent pas cette condition.L’on est: revenu ensuite au sentimentde ces deux Naturalistes, Sc ça étéfur tout dans le te ms oii la pierred’aigle perdoit beaucoup de son cré-dit. Bauichius , qui vivoic alors, con-fond avec la pierre d’aigle non feule-ment celles qui renferment des ma-tières terrestres, mais même celles quicontenoient du bitume ou de l’eau, iìne les regarde que comme des espe-ces d’aétne , de forte que la-pierreGéode de Pline, la Ciffîte ou Cystite,l’Enhydrie du même Auteur, ne íontréellement que des pierres du mêmegenre, si 011 les confidere cependantpar rapport à la propriété de contenirune matière dans leur intérieur; carelles peuvent être de pierre à fusil, depierre de la nature de l’ardoife, dematière ferrugineuse., qui sont dessubstances bien différentes les unesdes antres, dí qui, par conséquent,ne peuvent être du même genre. Nousles examinerons ici fous ce dernier,Sc nous donnerons les caractères aumoyen desquels ou les distingue les

uns des autres.

Gesner caractérise la pierre d’aiglepar,la pierre ou le sable qu’ellé ren-ferme, le Géode, par la -terre. Plinene faisoit pas d’autre distinction'entreces pierres, il appelloit feulementaétite mâle celle qui renfermoit unepierre , Sc aétite femelle celle quiavoir une matière argilleuse, & il nedésignoit le Géode que par la pro-priété de renfermer de la terre dansson intérieur. Ces distinctions fontpeu considérables, & l’on ne doitpas regarder comme une différenceestêmielle de renfermer Pane ou-fau-tre de ces substances, dès que le corpsde la pierre fera toujours de la mêmemadere. Une pierre qui fera de pierreàfusil, déminé de fer ou de toute autrematière, pourra;contenir du fable, dela terre, une pierre, de l’enu même Scdu bitume solide on liquide. Ainsiil semble que c’est: plutôt par la ma-tière qui contient, que pat celle quiest contenue, qu’il saut caractériser cesdifférentes pierres. Ainsi je ne ; re-garderois comme de vraies efpece’s,parmi les pierres d’aigles, que cellesdont le corps seroit d’une nature esten-tiellement différente , & les matièrescontenues ne seroient que des variétésentre ces pierres. Cela posé je com-mencerai par les plus communes ,c’est-à-dire par celles qui font de vraiespierres à fusil.

Ces pierres font réellement si peurares, en France du moins, qu’uns