Band 
Tome douzieme.
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3 Q JN.ATURALIS HISTORIA L I.B.iX X'X VI.

habentem, argillam suavem , candidam : ipsum friabilem,quem feminei sexus putant. Marem autem, qui in Ara-bia nascitur, durum, gallae iimilem, aut subrutilum, inalvo habentem durum lapidem. Tertius in Cypro inve-

qui consulte cette pierre comme imoracle. Les présages ne font plus crus;un amant, cherche plus dans les grâcesde celle qu’il, aime à augmenter sonamour pour, elle, que dans la vertu decette pierre; un avare a plus d,e con-sanes dans fou industrie pour accu-muler fss richesses : celui qui veutconnoître si quelqu’un est Ion amiou son ennemi -, -cherché-- d’autresmoyens pout s’en assurer , que de luifaire manger cl’un ragoût où l’on ai cfait entrer,de cette pierre , Lc qui l’o-blige de rejetterce qu’elle a mangé s’iln’eít pas bien disposé pour lui : qui-conque veut dompter les animaux , arecours à des voies plus sûres que deporter fur lui cette pierre où l’on aitgravé une aigle : le Jardinier croit queses fruits restent à i’arbre si la saisonest favorable, & n’espere plus les yretenir en suspendant de ces pierresaux arbres dom le fruit n’est pas biennoué : on est plus sûr de diminuer lachaleur de Peau bouillants en en mê-lant de la froide, qu’en y jettant unepierre d’aigle ; & si cette pierre neperd rien au feu, comme Pline leprétend, c’est plutôt à fa dureté qu’onl’attribue qu’à une venu particulière :l’on fait même quelle pourroit y aug-menter, puisque c’est une propriétéde certains métaux. Enfin , l’on estautant désabusé de ce que les Moder-nes ont dit que de ce que les Anciensoù l’on trouve l’origine de routes cesfolies, ont débité. La pierre d’aigle

est un simple caillou qui ne méritepas plus , & quelquefois beaucoupmoins, notre attention qu’une infinitéd’autres auxquels on ne la donne pas.

Dans le rems où les idées dont onvient de parler regnoient, il étoit essen-tiel d’avoir de cespierres,&d’en avoirfur-tout de- vraies. Un moyen sûrétoit de s’en procurer de celles quiavaient été, portées par l’aigle dansson nid. Un animal ausiì clair-voyantne devoir pas se tromper ; aussi cespierres étoient-elles les plus estimées& les plus recherchées ; c’étoit celles-là qui a voient, selon Pline, les ver-tus d’accélérer ou de retarder l’accou-chement : mais il étoit triste d’ètreréduit à un si petit nombre. Les ai-gles Font leurs nids fur les arbres lesplus hauts , fur les montagnes les plusescarpées, comment pouvoir s’en pro-curer aisément ? Le seul moyen quirestoit étoit d’attribuer de semblablesvertus à toutes les autres, quoiqu’el-les n’eustent pas été dans le nid del’aigle, & qu’elles n’y eustènt pas enquelque forte acquis la vertu puis-sante que les premières avolent. Onétoit fondé à parler ainsi, puisqu’il yavoir des Anciens, Dioscoride parexemple, qui ne d isolent pas quecette circonstance d’être tirée d u nidde l’aigle fût nécessaire pour la bontéde la pierre. Auffi dès qu’on avoirune pierre de forme ronde qui ren-doit .un son, c’est-à-dire qui, étantballottée, faisoit entendre un bruit oc-