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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVI.. 3 s

si molle , qu elle est friable entre les doigts. L’aétite nomméeTaphiusuis lapis , est celle qui fe trouve au mont Taphius,que ceux qui navigent vers le promontoire de Leucade ont à

ces endroits en fournissent de cettefigure, fans en exclure celles qui pour-roient en avoir une toute différente, ;ainsi , outre les ovales de Redewich ,dansleMékelbourg,les comprimées deChypre & de Suinfurt, les oblongues ouaiguës des collines qui font fur le che-min d’ArezzoenToscane,ces endroitsen peuvenc donner de toute autrefigure; de même qu’011 en peut trou-ver dans ces mêmes endroits qui soientde différentes grosseurs , & qui aientleur extérieur liste ou raboteux. Onne peut trop accorder à Bauschius,que les Orientales , celles d’Afrique& de la Bouille, soient rarement plusgreffes qu’une prune ou un abricot ;que celles d’Allemagne aient la gros-seur d u poing ; que celles de Motes-chan soient les plus grosses: ces dis-tinctions veulent apparemment sim-plement signifier, que celles qu on ap-porte de ces endroits, font ordinaire-ment de ces grosseurs. Le mont Gar-gan de la Bouille , les environs deRedevifch ne sont pas les seuls en-droits qui doivent en donner de lissesà l’extérieur ; les bords du Sala & lemême montGargan, de celles qui ontcette surface couverte de plusieurséminences ou tubétosités. Bouc moij’en ai trouve aux environs de l’Aigleen Normandie , de toutes ces diffé-rentes sortes, & ce que j'ai observédans une grande partie de cette Bro-vince , m’a persuadé qu’elle en pour-roit donner de routes les variétés.

II n’en est pas de même des aérites,

que l’on peut regarder comme uneespece de mine de fer, & de celles quirenferment de l’eau ou du bitume.Ces aétites font beaucoup plus rares,les bitumineuses sur-tout : on en trou-ve cependant dans quelques endroitsde la France, Sc les Naturalistes étran-gers en donnent quelques exemples.M. Lemonier, le Médecin , en a ob-servé dans le lit d’oere, des ocries deVierzons en Berri, qui étoient de lagroíleur du poing, & il prétendqu’onen trouvç astez fréquemment dansl’oere. J’en ai ramassé qui étoient par-mi les mines de fer apportées à unfourneau près d’Alençon. Celles-ciétoient d’un brun ferrugineux , leurintérieur étoit rempli d’une espece deterre ou de sable verdâtre , que je croiscontenir lui mêmedu fer. Celles dontil est parlé dans Imperatus , qui ontde l’oere dans leur intérieur , & quideviennent elles-mêmes d’un rouged’oere , lorsqu’on les pousse au feu,me paroissent être de cette espece.Kundman parle d’une qui ressembloità de l’oere , telle qu’elle est dans laterre , & je ne fais pas si celles qmavoient, selon lui, une couleur d or,

( dont une qui étoit d’Arabie , égaloiten grosteur un œuf id'oie, l’autre dontil ne nomme pas le pays , étoit aiguëSc oblongue), ne feroient pas aufli desaétites ferrugineuses. On ne peutgueres,à ce que je crois, douter pourcelle que Kentman dit avoir une cou-leur de fer , & qui avoir été trouvéedans une mine de cé métal. On y

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