3 6 NATURALIS HISTORIAL LIB. XXXVI.
phius , qui locatus est dextra navigantibus ad Leuca-dem. Invenitur in fluminibus candidus èk rotundus. Huic
pourroit ajouter celle que le mêmeAuteur dit être d’une couleur tirantfur le brun , qui reflembloic à unepierre ferrugineuse , qui renfermoitune terre {aune , & qui venoit desenvirons de Chemnitz. On pourroit,à ce que je crois , en augmenter fa-cilement le nombre, si l'on faisoit undépouillement des Auteurs qui peu-vent avoir parlé de ces pierres.
Pour celles qui renferment de l’eau,elles se rencontrent ordinairementdans les mines de schiste ou de mau-vaise ardoise. J’ai appris de MM. Ve-nel 8c Rouelle , Chymïstes habi-les, que les carrières de schiste quisont aux environs deKirn , Châteaud’Allemagne , au Palatinat du Rhin ,à six lieues de Creutznach en don-noient quelquefois. Le Cabinet deM. le Duc d’Orléans renferme unepierre oblongue de la nature du schiste,8c de la grosteur d’un petit melon , quia été envoyée des ardoisieres par M.Branlay , alors Chirurgien pour laCompagnie des Indes. Cette pierreestappellée tête de femme par les Car-riers : ces ouvriers aflurerent M. Bran-lay qu’on en trouvoit dans les mêmesendroits quicontenoientde l’eau. LesAuteurs que j’ai consultés par rapportà cette pierre,ne paroistent en parlerque d’après Pline , du nombre des-quels font Agricola , Boor , Laet,Baufchius , Wallerius 8c quelques. autres.
Ceux qui font mention des a étiresremplies de bitume ou d’huile fostxle ,ne tiennent ces observations que d’eux-
mêmes, ou que de quelqu’autre Natu-raliste différent de Pline , celui- ci nedisant rien de ces pierres. II y a peud’Aureurs même , où l’on en trouvedes exemples : Agricola est le seul quiparle, 8c après lui Baufchius, decesaérites bitumineuses. Alexander abAlexandro décrit la découverte qu’unnommé Palamedes fit, en cassant desquartiers de marbre pour faire de lachaux , d’un Jilex rempli d’une ma-tière huileuse , dont l’odeur c toit trèsforte. Quoique je n’aie pas vu inté-rieurement du bitume ou de l’huile depétrole dans des especes de caillouxd’un pied plus ou moins de diametre ,composés de plusieurs couches d’unbrun noirâtre » 8c qui se trouvent dansle milieu des pierres du puits de Pegeproche Clermont en Auvergne , ilne seroit pas surprenant que l’on entrouvât qui en continssent, puisqueces pierres font réellement composéesen partie de bitume , de même queles pierres où ils se forment ; & ilpourroit aisément se faire, qu’il se fûtconservé une cavité dans l’inténeur,où il se fut amaflé du bitume liquidesemblable à celui qu’on voir sortir deterre au bas de ce monticule. Ce quirendroit cette supposition vraisembla-ble, quand on n’auroit pas les exem-ples rapportés plus haut, font les cail-loux des environs cîe Besançon , en-voyés à M. de Maiesherbes. Ces cail-loux qui font communément plats parune surface & relevés en cône sur-baissé par l’autre,sont bruns intérieu-rement. 11s ont dans leur milieu une