z 8 NATURALIS HISTORIA L IB. XXXVI.
est in alvo lapis, qui vocatur callimus, nec quidquamtenerius. Aetitx omnes gravidis adalligati mulieribus, vel
l’on a appellées aétites hermaphtodirtes, parcequ’elles renferment dans lamême cavité une boule dure qui, seloncertains Auteurs , est le caractère del’aétite mâle , & du fable ou de laterre , qui font celui des aétites fe-melles. J’ai vu beaucoup de ces aétitesen Normandie , & il yen a même peuoù il n’y ait pas quelque partie qui fesoit durcie. Kundman en cite une duDuché de Jaurou ( Jauroviensi ) enSilésie , elle contenoit du sable Lc uneboule flottante. C’est le plus souventde la marne que l’on trouve dans cel-les de Normandie , avec la boule quiu'est qu’une partie de cette même mar-ne , qui a pris de la consistance. II n’estpas encore rare de trouver parmi cesaétites de celles dont la cavité est sé-parée par des especes de cloisons plusou moins larges & épailíes, & qui meparoiflent être de celles que l’on a ditavoir intérieurement des cellules sem-blables à celles des abeilles. Ces cel-lules ne-font autre chose , que desprolongements des parois de la cavité,qui se coupent différemment les unsles autres & sans ordre , & qui ne res-semblent que très imparfaitement auxcellules des abeilles. Toutes ces fortesd’aétites ne doivent être regardées quecomme des variétés , de même quecelles qui font doublement aétites,c’est-à-dire, qui renferment dans l’in-térieur une autre aétite. Imperatus ena fait graver une de cette forte. J’aibien vu des cailloux en renfermerd’autres; maïs je n’ai point vu d’aéti-tes doubles de cette façon j je ne les
crois pas cependant plus impossibles ,que celles quile son t d’un autre, je veuxparler de celles à deux cavités qui con-tiennent quelque matière flottante.Lester donne la figure «Tune qui étoitd’Afrique j Bauschius parle d’unequiétoit séparée en trois cavités, dont l’uneavoitdel’argille cendrée j laseconde, dela jaune la troisième, de la purpuri-ne. J’ai vu beaucoup de ces aétites auxenvirons de l’Aigle ; ce font cependantle plus souvent deux cailloux réunisensemble , un de ces cailloux est ordi-nairement plus gros que 1’autre , ilsfont joints par un prolongement ouune efpece de pédicule qui "appartientautant à l’un qu’à Taucre. Ces deuxcailloux font souvent creux , souventil n’y en a qu’un , quelquefois un deces cailloux a deux cavités de grandeurinégale , tandis que l’autre n’en aqu’une , ou qu’il est même plein Scentièrement solide. Enfin il y a desvariétés fans nombre parmi les aéti-tes , dont on peut voir quelques-unesdéfigurées dans Gesner , Imperatus,Bauschius, Mercatus & plusieurs au-tres.
Ces variétés appartiennent, pour laplupart , à l’espece qui est de naturede pierre à fusil, ou plutôt ces variétésne font que des accidents qui arriventà la pierre à fusil, lorlqu’elle fe for-me , & l’on ne doit pas regarder, non-seulement les aétites de cette nature,mais les autres , comme des pierresd’un genre particulier , elles doiventêtre rapportées aux pierres ou auxmétaux dont elles font composées.