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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXXVI. 3 J
droite, & cette montagne est: voisine de Leucade. On trouve auísidans les fleuves une aétite ronde & blanche ; elle renferme la
cavité assez considérable remplie d’unematière d’un blanc jaunâtre, qui «'en-flamme comme le soufre , & qui en al’odeuri lorsqu’on la brûle. On peutaisément , au moyen de ces observa-tions , donner une explication desaétites odorantes d’Altenberg & deLòveníìein , dont il est: parlé dansAgricola , & l’on peut fort bien n’a-voir pas recours pour cela à l’espece delichen ou mousse qui donne de l’odeurà plusieurs autres pierres, comme onpeut le voir à l’article de ces pierres.Dans le système de ceux qui mettentles pyrites au nombre des matièressulfureuses, on doit placer ici ces es-peces d’aétites qui contiennent despyrites cubiques , il y en a dans leCabinet de M. le Duc d’Orléans, quiviennent des environs de l'Aigle enNormandie. Les pyrites font petites ,mais elles font bien formées , adhé-rentes aux parois de la cavité & mêléesavec des fluors en petits crystaux hexa-gones. Ne seroit-ce pas à quelquespyrites semblables, que devroit se ré-duire i’or , qui, selon Jonston , estcontenu dans les aétites de Chypre ?II ne seroit pas cependant impossiblequ'il y eut des schistes qui en renfer-massent , de même que des autres mé-taux, ma i s cette observation n'étantconfirmée , suivant la remarque dèBauschius par aucun autre Auteur, ilest encore sort douteux qu’il y ait de pa-reilles aétites. Toutes celles que l’onconnoît se réduisent aux disterentesfortes dont on a parlé, c’est-à-dire, auxaétites qui renferment des parties bi-
tumineuses , sulfureuses ou de l’eau ,à celles qui n ont que des matièresterreuses, ou de la nature de la marne,de la craip ou de la pierre , 6 c à cellesdont les parois font tapissés de crys-taux ou fluor , à moins qu’on ne vou-lut, avec Kundman , mettre au nom-bre de ces pierres, celles qui ne fontque la bofle de quelques coquilles demer, 6 c qui en se formant, ont con-servé une cavité dans leur milieu.Kundman nomme trois de ces sortesde pierre ; il appelle une aétite , am-monite 011 corne d’ammoii , d’une
structure singulière , qui représenteune aétite, Lc qui est d’une couleurbrune ; la seconde aétite-bucarditede la même couleur , ou coquille àdeux écailles,. qui contient une boulequi remue lorsqu’on secoue la pierre jla troisième aétite campoïde d’Alder-berg en Misnie. On pourroit, à la ri-gueur , suivre le sentiment de Kund-man , ces fossiles n’étanr réellementalors que des cailloux, qui au lieu des’être formés dans la terre, proprementdite, ont eu pour matrice des coquillesdont quelques-unes y font renfermées zcette différence n’apporte rien d’cflen-tieliement différent dans lâ substancede la pierre, ses surfaces striées, pointií-Iéesouàcannelures,n’étantqu une pro-priété aussi accidentelle que la figureronde,oblongue liste ou raboteuse desautres ; malgré cela cependant je laisse-rai ces pierres avec celles dont la figuredépend de celle des coquilles où ellesíe íont moulées. Je ne rerois pas nonplus une efpcce d’aécite de celles, que