40 NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVI.
quadrupedibus , in pelliculis sacrificatorum animalium,continent partus, non nisi parturiant removendi : alioquivulvas excidium sit. Sed nisi parturientibus auferantur,omnino non patiunt.
Est lapis Samius in eadem infula, ubi terram lauda-,
dit Ethice ou eude , & ils confondentsouvent cette pierre avec celle quepline compare au serpent. D’autresAuteurs la confondent auífi avec lacystite du même Naturaliste, quoi-qu il dise que celle-ci ressemble auxfeuilles de lierre par les fibres dontelle est marquée. Pline lui-même rap-porte qu’on 1’appelle gagates ou jayet,nom , qui n’est suivant Mercatus ,qu’une faute de copiste , qui a trans-porté à cette pierre celui du fleuve,sur les bords duquel on la trouve quel-quefois , correction à laquelle Mer-catus peut avoir été conduit par la re-marque de Xylander dans ses annota-tions fur Strabon , qui l’appelle lapisgagites ou gangites , que l’on ne peutrendre que par le nom de pierre desbords du Gange.
Toute cette érudition que j’ai tiréede Bauschius , nous apprend encorede nouveaux écarts de l’esprit humain,dont on sent toute l’étendue, & qu’ilest en quelque sorte inutile d’exami-ner ; bien loin de les réfuter après ceque l’on a dit au commencement decette note , nous ne les discuteronspoint aussi toutes ; mais seulementà l’article sur les pierres qui enproduisent d’autres , du livre ,chapitre r 8 , pour ce qui regarde l’ac-couchement de celle-ci, & à la note furla pierre échite, pour la différence qu’ily a entre ces deux pierres ; nous dirons
feulement de plus ici, que Mercatusprétend que ce nom de échite vientde celui de l’écho , parceque cettepierre rend un son lorsqu’on la secoue.Etymologie qui peut être vraie , maisqui n’exempte pas d’erreur les Au-teurs quiont confondu les deux pierresdont il s’agit , puisqu’elles font biendistinguées dans Pline. On consultera1’articl e du jayet, pour savoir l’énormedifférence qn’il y a entre ces deux fos-siles : à l’article de la pierre cyamée ,l’on a pesé le sentiment de ceux quiregardent l’aétite comme un fruit ;on a examiné lorsqu il s’agit de lapierre asplénite, ce qu’on doit penserdes pierres de cigogne , & la vertuqu’elles ont de chastèr les serpents;vertu qui égale celle de faire pondreheureusement l’aigle, ou de rafraîchirles œufs de cet oiseau, qui, mieuxavisé toutefois qu’on ne le prétend, lesplace dans le milieu d’une couche depoils de renard , de lapins ou d’autresanimaux semblables , qui peuvent enaugmenter la chaleur , plutôt que dela diminuer ; cette industrie peut en-core faire voir le ridicule qu’il y a àimaginer que cet oiseau porte l’aétitedans son nid pour donner la forme àses œufs , ou les empêcher de se cas-ser. Cette pierre, dit Bauschius, con-tribueroit plutôt à leur perte qu’à leurconservation , l’aigle pouvant aisé-ment , par ses mouvements, les fros-
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