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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXX VI. 4 k

en tems de grossesse à une femme ou à la femelle d’un qua-drupede dans un morceau de la peau d’un animal sacrifié, em-pêche l'avorcemenc; & il ne faut point la retirer avant la crisede Tenfantement, fans quoi la matrice tombe : mais íi on neloté point du tout, Teiifantement n’a point lieu.

La pierre (4) Samienne (5) fe trouve à Samos , c’est-à-dire

fer contre elle. Enfin on trouvera dansle mépris qu’on doit faire de sembla-bles opinions , ou dans les réflexionsque l’on pourra tirer de l’histoire del’aigle, des raisons propres à refuterrourcequ’on a débité fur l’aétite, con-sidérée par rapport à cet oiseau , com-me une Médecine éclairée fait éva-nouir tous les contes auxquels cettepierre a donné occasion , touchantl’accouchement des femmes «.

(4) Note de M. Guettard. « Un desNaturalistes modernes qui pouvoirnous éclairer le mieux fur la pierreSamienne, étoit M. de Tournefort. 11auroit été à portée de le faire, s’il étoitpossible, dans un voyage aussi courtque celui qu’il a fait dans le Levant,de pouvoir embrasser tous les objetsdignes de remarque. M. de Tourne-forc qui en a examiné un grand nom-bre, ne nous a donné que l’envie dedéterminer la nature de cetre pierre,& n'a pu la développer lui - même,comme.il le paroît par le passage sui-vant, tiré de la Lettre 'X du secondvolume de son voyage.

Les mines de fer, di r-il, ne man-quent pas dans Samos ; la plimart desterres son r de couleur de rouille. Tous

les environs de Baronda font pleinsde bol rouge foncé, fort fin, fort sec,& qui s’attache à la langue. Le bol estun safran de mars naturel, don r onretire le fer par le moyen de l’huilede lin. On faifoit autrefois d’excel-lente poterie à Samos, & c’étoit peut-être avec la terre de Baronda. SelonAulugelle , les Samieris furent les in-venteurs de la poterie ; mais personnene s’en mêle aujourd’hui, & on s’y sertde la fayance d’Ancone. Les cruchesoù l’on tienr l’eau de vie & le vin,viennent de Scio. Pour peu qu’on vou-lut se donner de peine, on trouveroicà Samos ces deux sortes de terre blan-che, que les Anciens employoient enmédecine; mais personne nes’intérestepour de pareilles recherches, non plusque pour la pierre Samienne, qui,non seulement servoit à polir l’or,mais qui étoit d’un grand usage pourles remedes.

L’émeril n’est pas rare dans cetteiste. L’ochre y est commune du côté deVati : elle prend un assez beau jaunequand 011 la mec dans le feu, & de-vient rouge brun fi on la Jaiïïe pluslong-tems; cette terre n’a point dsgoût, & teint naturellement en feuillemorte. On trouve autour de Carlo-

(5) Isidore, Oíig. Uv. , chap. 4; Diokoride, liv. 5 ,chap. 17;.

Tome XII, x