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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L 1 V. XXXV I. 43

dans la même iíle où nous avons dit ( 6 ) que te ttouvoit uneterre très propre à polir l’or. Les Médecins Temploient avec dulait contre les ulceres des yeux & contre les lacrymations invé-térées. Elle est aussi très profitable, en boisson, contre les ma-ladies de l’estomac. Elle guérit les vertiges, & rétablit les cer-veaux dérangés. Quelques-uns pensent quon l’administre avecsuccès dans les cas d’épilepíie & de rétention d’urine. On la mêleaussi dans les préparations nommées acopes. Son poids ôé fa blan-cheur font les marques auxquelles on reconnoît la bonne. O11dit qu’attachée en amulete, elle emphêche les chutes du fétus &de la matrice.

La pierre (7) Arabique (8) ressemble à Fivoire. On la brûle,

viennent d’autánt plus aisément, lors-qu’on lit Pline, que cet Auteur parlede ces deux pierres dans le même en-droit, & que cette pierre vient parmila terre de Samos , qui pacoît être uneespece de glaise. Mais il est encore ,à ce que je crois, beaucoup plus sagede renvoyer, aux observations quipourroient se faire dans cette iíle,pour être éclairci fur ce point, & imi-ter èn cela M. de Tournefort, qui n’apas osé décider la question. »

(6) Au liv. 25.

( 7 ) Note de M. Guettard. » Lesterminaisons masculine & fémininedont Pline se sert indifféremment lors-qu il parle dans cet endroit & au cha-pitre X du livre 37, ont paru â deLaët ttes propres à jettes de la con-

fusion fur ces passages. Auffi prend-ilfoin d’avertir que Pline parle ici au

masculin, pareeque le mot Latin quisignifie pierre, est de ce genre, & qu aitlivre 37, le mot Latin qui signifie lespierres précieuses, étant féminin ,Pline devoir, pour parler juste, met-tre le mot adjectif arabique au fémi-nin. Après cette remarque importan-te & très grammaticale, Laët nouáassure que c’est de la mêmepierre qu’ilest parlé dans ces deux passages; il ditplus, c’est de la même encore dont ilest fait mention dans Dioscoride. Ce-ci établi, de Laet rapporte qu’Ené-clius, livre 3, chapitre xvn, prétendque cette pierre est celle que nousconnoissons fous le nom de Gyps, 6cdont on faisoit autrefois des quar-reaux de vitre. De Laët en reste là.II ne réfuté ni ne soutient le senti-

(8) Je lis ait texte Arabìiis ; car 6c non pasnon Arabo , &c. Sur laArabus est un barbarisme. J’ai fait pierre Arabiquè , voyez Galien , I. 9-,voirailleursqu’il saur lire chez Ovide ; de Fax. &c. p. 2 5 7 ; Isidore, Qrig. li-ston Arabum noster rors cafillus oie t, Vl'C i C , chap. 4.

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