Band 
Tome douzieme.
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z]4 NATURALIS HISTORIAL L I B. XXXVI.

crematus. Privatim hasmorrlioictas fanat cum lanuginelinteorum, linteolis insuper impositis.

Non prastermitenda est & pumicum natura. Appellan-

ment d’Eneçlius. De Laet connoiiToitcertainement le Gyps Ainsi, il estétonnant que cet Auteur n’ait pointfait voir la différence qu’il y avoir en-tre cette pierre & une, qui, selonPline, ressemble à de l’y voire, Plinedécrit fort bien le Gyps au chap. xxnde ce livre, & ce qu’il dit fur les osdes animaux qui deviennent gypseuxlórsqu’ils ont été jettes dans des puitsoù il suinte des matières de cette na-ture, pourroit bien avoir donné occa-sion au sentiment d’Eneclius, mais ilfaut vouloir incidentes fur les chosesles plus claires, pour confondre cesdeux fossiles. Ainsi, ie sentiment deGesner, 8c des Naturalistes de nosjours, paroi t ne devoir souffrir aucune contradiction. On regarde main-tenant la pierre d’Arabie comme uneespece d’os - fossile , qui par consé-quent approche de l’yvoire , qui enest une espece. On peut voir ci devantce que l’on a dit sur ces os, 8c ajou-ter à ces observations les suivantes.

Une des plus intéresiantes, 5c quipourroit même jetter beaucoup dejour fur la question de l’existence oude la non existence des licornes ter-restres , est celle qui est rapportée dansla prorogée de Leibnicz. Ce grandhomme donne l’histoire d’une partiede squelette trouvé entre un rocherde pierre à chaud dune montagne ap-pellée Zeunikenberg, près de Quea-linbourg: ce squelette portoit sur lemilieu du front 8c en avant, une cor-ne longue de presque cinq coudées,

greffe comme la cuisse d’un homme àfa base, & qui décroissoit jusqu’à sapointe. La tête étoit, comme dans lesanimaux quadrupedes, tournée vers laterre, & n’étoit point dans une situa-tion horizontale comme dans les pois-sons. Cette remarque fit penser à M.de Leibnitz que le squelette pouvoirfort bien être celui d’une licorne ter*relire, & non d’un naryal, puisque, sur-tout Lupus &Tellesius, Portugais, assu-rent qu’il vient en Afrique un animalde la grandeur du cheval, qui porteune longue corne fur le front. Leib-nitz donne aussi la figure d’une trèsgrosse dent molaire, tirée d’une colli-ne limonneuse des environs de Stéder-bourg, il la regarde comme ayant ap-partenu à quelqu'animal de mer. II necaractérise pas mieux celles & les osde la caverne de Schazfeld, qu’il aégalement fait graver. Ces os parois-soient avoir été de quelque vache ma-rine. La premiere dent peut être d’unhippopotame.

Ce que Cisalpin dit des os-fossilestrouvés dans plusieurs endroits de laToscane, dans le mont Auctensis, sur-tout, & de ceux de la ville de SaintJean , dans la vallée de Arsud, con-vient encore très bien ici, puisqueCisalpin ne cite ces observations quepour prouver que les pierres d’A ra-bie dont il est parlé dans Diofcoride8c dans Pline, ne font que des ostirés de la terre. Le peuple prétend,dans ces cantons, que ce sont desos d’éléphant qui ont été enséve-r