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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVI. 6 1

^íl terre de Siphnos a cela de particulier, que très molle de fanature, on la durcit en la faisant chauffer avec de l’huile, opé-

rons ces Auteurs, que les solides dontils parlent, peuvent avoir de grandesaffinités , mais je les crois mieux déter-minées & spécifiées par M. Wolters-dorff. Au reste, les autres ont plus ap-proché de la vérité, & plus connu lanature de cette pierre que ceux quiles ont précédés. Pour ne parler quedes pierres dont on a fait des vaisseauxde cuisine , & dont il est fur-toutquestion maintenant ; je dirai que Car-dan & Scalìger regardaient la pierrede Corne , comme une espece depierre à aiguiser ; ils pourroient ce-pendant, à la rigueur, avoir raison ,puisque l’on peut se servir à cet usagede pierres de genres bien différents ,& que dès que Ton ne s’attachera qu àl’empioi que nous faisons des pierres ,on pourra ainsi en réunir plusieurs quidoivent se séparer, lorsqu’on Rappli-quera à les caractériser par leurs pro-priétés essentielles. Burnet qui veutque ce soit une pierre huileuse & écail-leuse , la regarde comme une especed’ardoise.. Gesner la faitpaster, sui-vant M. Pott , pour une sorte d’o-nyx ou de Chalcédoine. Les Natura-listes Allemands .donnent le nom despeckjìtin aux pierres ollaires , il fuitde la façon dont Bruckman s’exprimefur cette pierre , qu’i! pensoit à-peu-près corome Gesner. Ce qu’on a cou-tumeqi’appeller spukftán , dit Bruck-man, est une chalcédoine blanche,non transparente , douce au toucher& grasse. Cette sorte de pierre est ail—' leurs une espece d’albâcre , & on enapporte des Indes Orientales. Tout■cela est fort éloigné de la réalité,

comme M. Pott s’exprime. Bruckmanfait palier , continue , M. Pott, lelpeckstein pour une espece de marbreëc d’albâtre. Le Dictionnaire univer-sel compte le gemmahuia pour une es-pece de chalcédoine ; Wormius enfait une espece de talc 3 Broëmel unepierre à chaux : on peut ajourer à cepassage de M. Pott, que , suivant M.csArgenville, l’hépatite, la pierre deCorne, &c la manganèse sont la mêmepierre , qui est de couleur verdâtre,parsemée de taches blanches & argen-tées, & de nature spongieuse 3 dansun autre endroit M. d’Argenville pré-tend que la pierre de Corne, est lapierre calaminaire. Dans tout ce quecet Auteur dit de cette pierre , cequ’il y a de. vrai, c’est qu’elle peut setourner & que l’on en fair des vases,& qu’on la trouve communément prèsdu lac de Còme , qui lui donne sonnom, encore faudroit il le dire avecla restriction que nous avons faite d’a-pròs Scheuchzer , remarque qui n’a-voít pas échappé à Gesner long-temsavant Scheuchzer 3 l’on ne voit pas cequi peut avoir fait dire à M. d’Argen-ville , ra n t de fuites en si peu demots. Comment pouvoir s’imagmerqu’une pierre , telle que celle de Co.me , puifl'e être l’un ou i’autre de cesminéraux , qui font encore moinsdifférents entre eux , q Ails ne le fontde la pierre de Corne même. L’onimagine bien ce qui peut avoir faitmettre au nombre des pierres ollairesdifférentes especes. de pierres douces,au toucher, comme l’aìbâtre, des pier-res talqueuses., des ardoises , de. las.