Band 
Tome douzieme.
Seite
60
JPEG-Download
 

6 O NATURALIS HISTORIAL L I B. XXXVI.

Siphnio singulare quod excalfa&us oleo nigrescit , du-rescitque, natura molliílimus. Tanta qualitatum diíferen-

molleíîe , & par la couleur blanchequ’elie a le plus communément ') lecrayon rouge qui se distingue par sacouleur d’un rouge foncé , martiale&par sa propriété de tacher les doigtslorsqu’on ia manie ; la pierre de Lardou la gemnahuja des Chinois, dontla demi transparence, la dureté moyen-ne & la couleur qui n’est pas toujoursla même , font le caractère ; la pierrecllaire , ou celle dont on fait des vais-seaux , dont le caractère est detreopaque , un peu dure , de n'avoir pastoujours une même couleur, & detrepanachée; l’ophite qui est caractéri-sée par sa couleur verte , ses taches Scses veines noires ; la pierre néphréti-que qui esta demi transparente , dureSc verte. Woltersdorff appelle en gé-néral toutes ces pierres du nom desmectire , & il regarde comme unepropriété générale à toutes , d’êtrelans figure déterminée , douces a utoucher , de pouvoir se creuser autour, Sc de prendre le poli. Par cecaractère , il exclut de ce genre les ar-gilles auxquelles M. Pott ne paroît paséloigné de joindre les especes de smec-tites ; le sentiment de M. Pott pour-roit, sans contredit, ie soutenir, étantsur tout celui d’un auffi grand Chy-miste que lai, Sc les pierres smectitesétant moins dures k-s unes que lesautres , différence de dureté qui sem-ble les lier ainsi insensiblement avecles avgilles , auxquelles , comme ditM. Pott, elles ont tant de rapports parles autres propriétés qu’on leur a re-connues. Malgré la vraisemblance qu’il •

peut y avoir dans cette opinion , mal-gré l’idée étendue qu’elle présente , ilsera toujours assez difficile de réunirainsi des terres , proprement dites,avec des substances d’une dureté telle:que celle des smectites. Ainsi la divi-sion que Woltersdorff a mises entre ces-corps, me paroît devoir être reçue »,en accordant cependant que l’opinion-.de M, Pott est belle en elle-même ,,Sc qti’elle ouvre une voie à des expé-riences , qui peuvent faire connoîtrede plus en plus les propriétés essen-tielles de ces différentes substances.

L’avantage que M, Woltersdorff a-eu de travailler en cette partie d’aprèsM. Pott, a rendu son sentiment d’au-tant mieux établi qu’il l’estsur des ex-périences , & que ce n’est pas feule-ment fur des rapports extérieurs quipeuvent souvent tromper Sc être uopgénéraux ,. ce qui est arrivé à MM.Wallerius & Linnœus & fur-touc àce dernier. M. Linnxus place la pierreollaire avec les tacls ; il y range dumoins la pierre serpentine , qui estune smectite , selon M. Woltersdorff.Cette,pierre , Le Jade , la pierre deCorne , une qui approche beaucoupde la craie de Briançon ,1e crayonnoir , composent le. genre que M*Wallerius appelle en général du nomde pierre ollaire. L’on retrouve fous,celui du talc dans M. Linnceus, non-seulement la pierre serpentine , mais,celle qui approche de la craie de Brian -çon , le crayon noir qui est un talc *suivant Wallerius ; ainsi i’on volt qu’iLrésujce des différences qu’il y a entre