histoire NATURE L L S , L I V. X X X V I. 6 j
ration qui en même tems k noircit tant k Nature a varié le?qualités des terres. On connoît auffi (z), au delà des Alpes (4),des terres d’une mollesse íìnguliere. Dans la province Belgique
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auffi bien qu’en Thuringe pas loind’Ilmenau , où l’on s’en sert pour bâ-tir les maisons , parcequ’eìle peurêtre fendue & sciée. Il s’en trouveauffi j au rapport de M. Pote, quoiqueplus rarement dans les mines de Saxe :on les appelle speekstein ; elle est unpeu plus dure que la craie d'Espagneordinaire, néanmoins du même genre,de conleui'blanche, rouge ou verdâ-tre , & quelquefois paviemée de ta-ches pourprées Sc blanches. II y en adans le Duché de Magdebouig uneespece de couleur brune , mais ellefond au feu à cause de la grande quan-tité de fer qui s’y trouve mêlée. 11 y ena une espece jaune Sc rayée , commele marbre qu’on creuse auprès de laville de Neissen Silésie , quoiqu’assezrarement. U paroi r qu’il y a lieu d’ensoupçonner encore en d ancres endroitsde la Silésie , comme autour de Hirf-ehberg , de Licgnitz , de Goldberg,& de Strige , ausii bien que dans lesmontagnes de Sririe ou du Tirol. LaSuede , suivant plusieurs Auteurs, Scentre a titres Bromel en fournit dansplus d’un canton : on en trouve au-ptèsd’Huadohl dans le Jemptland, âKiercmecki, Paroifle de Savola , Sc àNerkie. Wermeland & les mines deSahlberg, en donnent une verdâtre &àdemi-transparence. Quantité de monta-gnes du Groënland renferment de cettepierre,selon M. Egedej il y en a de tou-tes sortes de couleur comme du rou-ge, ou duverd, Sc même du speeksteinblanc tacheté cíe noir. Cette derniere
espece est plus enfoncée dans les mon-tagnes » §C comme elle est aisée à tra-vailler , les Sauvages en son t leurs lam-pes , chaudrons , &c. Cette mêmepierre fe trouve auffi en grande abon-dance dans la Noryvege, comme on le"lit dans l'histoire du Groënland parM, Andersen, qui en avoir reçu degrise & de luisante , il veut mêmequ’elie tienne.de la nature du talc,& reílemble beaucoup à cette pierreque les Mineurs Norwegiens appellent
g’anglunater , niais ils ne font pas si
durs , Sc ils approchent plus du talcpar la quantité de petites écailles.Wornv.us avoir déja parlé de cettepierre de Norwege dans son ouvragesur l'Hiítoire Naturelle ; il en posté -doit un vase , Sc il asiure que c’estdans de semblables pots, que les Nor-wegiens cuisent leurs viandes. Ils enbâtissent auffi des fourneaux avec des :lames épaisses & compactes. Si l’onpaste du Groënland dans le Canada,on y retrouvera cette pierre ; elle eua été apportée pat M. le Marquis dela Galistoniere, Commandam dans cepays , lors de la guerre de 1740 , &qui, par amour pour les sciences, ScPavantage de cette Colonie , cherchaà connoîere les foffiles de ce pays. Unepartie de fa collection est entrée dans;celle du Cabinet de M- le Ducd’Or-léans. J’y ai-reconnu cette pierre quíest blanche ou verdâtre , veiné quel-quefois d’un peu de rouge pâle, Scassez souvent parsemée de points py-riteux jaunâtres. Elle fe tire près de