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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXXVI. 8 I

meur terrestre qui se crystallise à demeure, comme fait la glacemomentanément. Que ce soit une substance humide devenue con-crete par le froid, la preuve en est que lorsque les bêtes sauva-

ou le plâtre, le gypse crystallise, lasélénite ou pierre'spéculaire, le gypseen lame, le strié , le solide, la pierreou le phosphore de Boulogne , & lapierre néphrétique ; & il exclut deces especes le crystal d istande , qu’ilporre fous le genre des spaths ; ce queWoltersdorff a fait austi après lui ,avec certe différence cependant qu’ildistingue les spaths en deux genres,dont les uns font disiolubîes, & lesautres indissolubles à l’eau- fortej ceux*ci font les spaths gypseux: il appelleles autres spaths alkalis ; ils ne don-nent point, à la calcination, du plâtrecomme les précédents ; mais de lachaux : ce qui les rapproche du mar-bre & de la pierre à chaux ordinaire,comme les autres le font de l’albârreSc du plâtre commun , qui, non plusqu’eux, ne se dissolvent pas à l’eau-íorce. Ces différences , comme l’onvoir , ne sont pas bien considérables,Sc de petits changements étant faits ausentiment de Wallerius, il peut êtreembrassé, ou, ce qui revient au même,on peur suivre , préférablement à toutautre, celui de Woltersdorff.

Cela posé, on renverra aux diffé-rents articles où il fera parlé de cha-que espece de ces pierres , pour enconnoítre le caractère spécifique, enavoir rhistoire , & on se bornera icià dire encore quelque chose de lapierrespéculaire en particulier. Je rap-porterai d’abord les observations quej'ai faites dans les carrières de plâtrede Montmartre, de Menil-Montant,

Tome XII,

près Paris , où cette pierre est com-mune. Elie se trouve entre les grandsbans de pierre à plâtre ; elle y formedes bandes quelquefois d’un pied d’é-paisteur, & quelquefois de quelquespouces seulement. Les pierres dontelles font formées , fùnc ordinaire-ment d’un jaune transparent, souventd’un brun ou d’un verdâtre de glaise ,communément mêlées avec une glaisede ces couleurs. Les morceaux quicomposent les bandes de quelquespouces d’épaiíleur font petits , en la-mes qu’on prendroit pour des paillet-tes gypseuses ; elles íéparent ordinai-rement le second banc de pierre âplâtre, qui est précédé par des bancsde glaises veinées. Le premier l’estpar une bande de pierre spéculaired’environ un pied d’épaisteur; elle estfaire de morceaux arrangés irréguliè-rement , de façon cependant qu’onpeut distinguer en deux cette bande $les morceaux d’une partie semblentpendre du banc supérieur, & l’autredu banc inférieur ; ils sont triangulai-res , ils affectent cette figure ; mais onne la distingue jamais si bien que dansdes morceaux souvent de plus d’unpied de long sur plusieurs pouces delarge ; leur base est angulaire , sangleest aigu & rentrant : ils sont composésde deux parties appliquées les unescontre les antres par leur petit côté jce qui fait que le total de la maie pa-roi t séparé par une ligne longitudi-nale.

L’on a beau diviser Sc subdiviser

L