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Tome douzieme.
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Ho N A T V L ALIS HISTORIA L I B. XXXVI.

terra quidam autumant -crystalli modo glaciari. Et in la->pidem concrescere manifesto apparet, quod cum fera de-

sources qui les fournissent ; ainsi au-cune de ces opinions ne pouvant êtreraisonnablement reçue, il suit queles perles & la sélénite ne sont pasde même nature,j & l’on peut, à ceque je crois , tirer de tout ce qu’ona dit jusqu’ici sur la sélénite, cetteconclusion, que cette pierre est in-connue , & que probablement ilsera bien difficile d éclaircir cet en-droit de Pline.

Tenons-nous en donc ,:jusqu’à pré-sent, à ce qui a été dit de la pierrespéculaite en eîle-même, sans s’em-barrast'er si elle est la sélénite de Pline.On est sûr que la premiere est cellequi porte ce nom de nos jours : nebrouillons point nos idées en voulanttrop les étendre. Là nature de lapierre spéculaire étant bien connue,les Naturalistes modernes, aidés desexpériences ehymiques & physiques ,ont tâché de découvrir plusieurs espe-ces de pierre spéculaire, & ils fontenfin parvenus.à regarder comme tel-les des pierres connues fous des nomsdifférents., &.ils les ont rangées fousun même genre, auquel ils ont donnéles uns le nom de gypse, commeWallerius, les autres celui de sélé-nice , comme Lintmis , d’autres ,comme Wolterfdorff, celui de spathgypse ux- Cette différence ne vientque de ce que ces Auteurs ont crudevoir faire entrer dans le caractèregénérique de ces pierres plus ou moinsde leurs qualités, ou qu’ils se sontattachés à Tune plutôt qu’à l’autre.Linnauis, qui n’a eu égard qu’à la fi-

gure de ces pierres, ne place fous cegenre que trois especes de pierre ; sa-voir le crystal d’istande, qu'il désignepar sa figure rhomboïde, une secondequ’il caractérise par sa figure prisma-tique , & la pierre spéculaire ordi-naire , qui se recounoît à la sienne, &qui est en forme de coin triangulaire.Ces trois especes conviennent en ceque leurs côtés les plus larges font op-posés. Woltçrsdorffnese contente pasde ce peu de propriété ; il n’a pasd'égard à la figure j il veut que lacouleur de ces pierres soit plus com-munément blanche; que leurs frag-ments soient rhomboïdes, diaphanes ,& que leur substance soit plus tendreque celle d’aucune autre pierre desgenres de cette classe. Dans cette idée,les especes de spaths gypseux font laglace ou le verre de Marie, noms quilui viennent de fa transparence. C’est ,selon cet Auteur , que cette transpa-rence a la propriété de se lever par-lâmes., & de «avoir pas de figuresconstantes qui spécifient cette pierre.Le crystal gipseux se reconnoît à sadiaphanéité & à sa figure crystallisée.L alun de plume, que cet Auteur ap-pelle alun scajole , se distingue par sesfibres & par fa diaphanéité , qui n’estpas auffi grande que celle des deuxespeces précédentes. Les fleurs degypse, ou le spath gypseux commun ,n’a auffi qu’une demi-transparence jmais il est en lames rayonnées. Wal-lerius étend beaucoup plus ce genreque M, Linnaeus & Wolterfdorff. IIveut qu’il renferme l’àlbâcre, le gypse

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