HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXXVI. 8 f
en trouve aussi quelquefois de noir. Mais la blanche est d’unenature merveilleuse ; car , toute tendre quelle est , elle souffrel’ardeur du soleil, & faction du plus grand froid , fans fe fêler.En un mot, elle ne vieillit point, & ne craint que les incendies :plus inaltérable que les meilleurs ciments lesquels ne soutien-nent pas aussi bien les mêmes épreuves. Ses rognures mêmes nefont pas inutiles. On en a vu le grand Cirque , dans les jeuxaux quel s ce lieu donne son nom, semé de telles paillettes, pourfaire paroître l’arene d’une blancheur éclatante.
Du tems de Néron (io), on trouva en Cappadoce une pierrede la dureté du marbre, & d’ailleurs blanche & transparente, mêmedans la partie où elle étoit mêlée de veines rousses ; ce qui la fitnommer phengite , c’est-à-dire resplendissante. 11 en avoit recons-truit le Temple de la Fortune, Seïa , dédié autrefois par ServiusTullius, & qùe Néron avoit compris dans l’enceinte de son vastePalais doré ; tellement que même les portes, Le autres ouvertu-res , étant fermées, la clarté du jour pénétrait dans ce Templepar les murailles, non toutefois de la même maniéré quelle passeà travers les vitrages ; mais elle y souffroir un séjour & une ré-fraction , tellement que ces murailles fembloient être lumineuses
parer la lumière qui paíloit à traversces pierres, à une lumière retenue par-ces pierres, & non transmise & sem-blable à celle que la pierre spéculasselaisse passer. Ce ne pouvoir toujoursêtre qu’une lumière bien diminuée,à en juger par les vitres d’albâtre donton voit encore quelques - unes, Scdont le Cabinet de M. de Réaumurrenferme une. Cette vitre , qui pro-bablement est moins épaisse que nedévoient être les pierres du Temple ,est opaque ,fi on la compare à nos vi-tres de verres , & même aux lamesminces de la pierre spéculasse.
fa pierre d’Arabie, dont Plinefait encore mention , paroît être en-core un albâtre , ou une efpece dspierre spéculasse la transparencequ’il lui attribue , & la comparaisonqissil en fait avec cette derniere, don-ne lieu de le penser
(ro) Suérone , chap. 14 •. Temporequoque. suj pecti periculi appropinquante 9selicitior in dies , porticuum , in quibusfoatiari consueverat , parietes’ phengitelapide disinxit , e cujus splendore perimagines quidquid à teigo jieret } .provi~derek■