86 NATURALIS HISTORIA L I L. XXXVI.
transtucidum, quo utuntur pro specularibus, Juba auctosest.
Nunc ad operarios lapides transisse conveniat, primum-que cotes ferro acuendo. Multa earum genera : Creticasdiu maximam laudem habuere : secundam Laconicas exTaygeto monte, utrasque oleo indigentes. Inter aquariasNaxia: laus maxima fuit, mox Armeniacas, de quibus di*ximus. Ex oleo & aqua Cilicia: pollent, ex aqua Arsi-noetica. Reperta sunt & in Italia aqua trahentes aciemacerrimo effectu. Necnon &c trans Alpes, quas paiserni-ces vocant. Quarta ratio est saliva hominis proficientium,in tonstrinarum officinis, inutilis fragili mollitia. Lami-nitanas ex Hispania citeriore in eo genere praecipue.
E reliqua multitudine lapidum , tofus asdificiis inutilis
(ii) Le Pere Hardouin reconnoîrque c’est un mot Celtique. Je pensequ’il signifie ce qui ejlpropre à aiguiserle fer. Racines : pass, commoditas ,idoneitas ; iern , ferrum. ; icken, ecken ,acner e,ecke, acies ; n ou quelques-unsdérivent igel , un hérisson. Ces raci-nes , d u moins les trois pretnieres &ia derniere, existent aujèuird’hui mê-me dans la langue Suédoise ou Go-thique moderne, qui est une langueCelto-Scyrhe, dans l’origine. Le motCelte éroir donc : Pass r iern-ick-el.Pline a latinisé comme il a pu ce motbarbare mixte, qu’ií étoir difficile deplier à l’idiôme Latin. Pour mieuxjustifier l’interprétation de la derniereracine tek, dans le sens d’ acuere, nousobserverons, avec le docte Jean Ihre,qu en Suédois aegg, acies, exprimece qui frappe du tranchant ; ce qu’ilrapporte au Grecâwì, acies , âitctÇai ,
aciio, & à la racine Latine acies j d’oùdérivent acus , acuo , aculeus, acer,acidus, & ico , icere, iclum, synonymede ferio. Or, dans cet ico des Latins,nous retrouvons directement la racineCeltique ick, acies , 8 c notre verbeFrançois aiguiser , &Ç, , le mot Ger-manique igel, un héri'flon, 8 cc.
(12) Je lis au texte Laminitanœ ,comme on lit chez Pline lui-même,au liv. z , ch. 3. Notre Auteur placeles Latninitains dans l’Efpagne cité-rieure , au ressort de Carthagene.C’est sans nécessité & fans fondementque le Pere Hardouin propose de lireici Daminitanae. Car Lamìnitance, ouFlaminitanœ., comme porte ici le tex-te, sont une seule & même appella-tion, mais prononcée avec une légetedifférence initiale, selon la différencedes idiomes, les Espagnols disentLlama flamme, & les Lari ns jlamma*