HISTOIRE NATURELLE, LIY. XXXVI. 95
Lux bords, mais même auíïì au cœur de la muraille. Si cela estimpraticable , que tout au moins les deux côtés de la muraillesoient ainsi maçonnés, & que le dedans foie garni de fragmentsbien cimentés (m). Ce genre de maçonnerie est appellé diamic-ton . La maçonnerie maillée , où les matériaux font disposés, nond'aplomb , mais en losange , est très fréquente à Rome. Elle n’estbonne que pour réparer les vuides des crevasses. Mais, en saitde construction régulière, il ne faut parler que du niveau & del’équerre.
Des citernes : des diverses sortes de chaux & de fable : dumortier ou mélange de fable & de chaux : des maçonneriesvicieuses : des enduits des murs : des colonnnes.
Pour bien disposer &c cimenter une citerne (i), il saut unmortier de cinq parties de fable pur & graveleux, & de deuxparties de la chaux la plus vive. II faut aussi que la carrelure soit
façons de faire des citernes que l’onemployoit du tems de Pline, puisquecet Auteur dit qu’il est plus utile deles construire de façon qu’il y en aitune, plus petite apparemment & àcôté de l’autre, où l’eau dépose les im-mondices dont elle peut être chargée $il paroît même queces citernes étoientsos moins communes : la façon dontPline s’exprime donne lieu de le pen-ser. Ce que cet Auteur dit sur la cons-truction immédiate de ces bâtimentspeut plutôt faire imaginer commentelle pouvoir se faire, qu’il ne nousinstruit réellement fur ce travail.Le détail de ce que nous faisonsmaintenant en ce genre peut être icid’autant plus curieux, Sc même d’au-tant plus nécessaire, qu il contribuera
infiniment à faire entendre le textemême de Pline.
Je ne fais poins si c’est d’après desexpériences répétées Sc des observa-tions suivies, que nous avons changéles proportions des matières que nousemployons pour faire le ciment donton doit enduire les murs Sc le fonddes citernes ; mais si ces proportionsfont toujours celles que M. Relidordit avoir été gardées pour celui de laciterne de Calais } il semble que nousayons précisément pris à tâche de fairele contraire de ce qui est dit dans Pli-ne. Peut-être que ce changement n’estpas fondé , d’autant plus que les ci-ments des Romains font fameux pourleur bonté, à moins qu'on ne voulûtque cette bonté ne vînt que du tems