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Tome douzieme.
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fragmentis filicis non excedentibus libras. Ita ferratis vec-tibus calcari solum, parietesque similiter. Utilius geminas

qu’ií y a qu’ils font faits. Quoi qu’ilen soit, ie ciment employé à Calaisétoit composé avec deux cinquièmesde chaux vive de Boulogne , & troiscinquièmes de ciment, c’eíl à dire detuileaux de vieilles tuiles bien cuites,fins mélange de brique, bien battus,pulvérisés dc passés au tamis de Bou-langer. Ce n’est peut-être aussi que lanature duciment, qui exige qu’on nesuive pas la réglé donnée dans Pline ;il paroi t même, par cet Auteur, queles proportions changeoient suivantles sables qu’ils employoient ; & jecrois également que cela doit être.Ainsi nous sommes peut - être aussibien fondés à proportionner les ma-tières avec lesquelles on compose leciment, que les Romains l’étoientenchoisissant celles qu’ils admettoient ;il y auroit même lieu de croire quenous aurions perfectionné cet articlesi essentiel dans la construction desciternes, puisque Pline dit expressé-ment que le ciment où il entre destuiles battues est meilleur que celuioù l’on n’en met point. La tuile biencuite est une substance à demi-vitri-fiée , & sur laquelle l’eau ne peutguere avoir d’action ; elle ne peut pasfacilement la décomposer , 8c formerainsi un combiné diffèrent de celui quel’on se propose en faisant le ciment ;au lieu que les sables, à moins qu’ilsne soient bien purs , comme peut êtrecelui qu’on fouille dans certains can-tons , peuvent être, mélés de partiesterreuses, de petites pierres ou gra-

viers de nature calcinable , & péné-trables à l’eau , qui peut, en s’y insi-nuant , les réduire en poussière, 8cdénaturer ainsi le ciment , le dété-riorer , le combiné devenant par-làdifférent du premier ; ce font, à ceque je crois, ces corps étrangers aufable , qui exigent qu’on fasse unchoix de ces sables. Celui de riviereest ordinairement mélangé de ces dif-férentes pierres; celui que l’on tirede terre peut en avoir, mais commu-nément il est plutôt avec des terres dedifférentes especes ; çelui des payssableux , cependant, est net & pur :c’est un composé de petits crystaux,& qui paroit ainsi préférable â tousles autres. Le fable de mer , suivantles bords d’où on le tire , peut avoiraussi des pierres ; ordinairement il estparsemé de parties de coquilles quifont le même effet que les pierres cal-cinasses; & ce qui me paroît encoreplus à craindre , ce fable étant mouilléde l’eau de la mer, doit être chargéde parties salines qui peuvent êtretrès préjudiciables au ciment, par lafacilité qu’elles ont à se distòudre , 8Cà le rendre , du moins pour les par-ties de la citerne qui feroient hors del’eau, susceptible des différents de-grés d’humidité, & faire ainsi, parles vicissitudes de dilatation & de con-traction que le ciment en fouffriroit,éclater l’enduit que l’on en auroitfait.

Le fable,n’est pas le seul des ingré-dients qui entrent dans le ciment qui

formée