HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVI. I07
ciments fans fermeté. II est aussi à observer que l’intrite (3), ouichaux qui n’a point encore subi la fermentation aqueuse, est mau-vaise à employer au sortir du four, & que plus il y a long-temsque fa cuisson est faite, meilleure elle est à fermenter avec seau.Aussi trouve-t-on dans les anciennes Loix Ediles, que Fentrepre-
»* on recueille la poudre tombée fousw le bluteau dans une boîte ; enfinw l’on rejette ce qui n’a pu passer,m pour être éteint avec la chaux du» mortier ordinaire.
» Quand on a réduit à-peu près lap quantité de chaux en poudre dont» on prévois avoir besoin pour quel-» ques jours, il ne s’agit que d’en» mettre íuccelïlvement une portion»> déterminée dans chaque augée de
»» mortier ordinaire. II est à remar-.» quer que l’auge dont on se sert*» communément dans ces sortes d’ou-vrages est plus grande que celle usi-» tée, 8c pourroit contenir à peu près» 2 pieds cubes de mortier, mais»j qu’on se contente d’en mettre en-» viron un pied cube afin de lais—p fer de la place pour le corroyer de« nouveau dans cette auge, ce qui sep fait avec des especes de truelles quiont des manches de 4 ou 5 pieds?> de longueur : toutes les particulesn de ciment ou de fable, suivant la» nature du mortier, ayant été jugées»' bien imprégnées de chaux, on jettew de l’eau dans ce mortier pour le0 rendre un peu plus liquide qu il ne» le faudroit suivant la préparation» ufitée : cela étant fait, il n’est plus» question que d’y introduire la po»
,, tion de chaux vive ; & voici comme» se fait cette opération. On prendp une mesure ronde de 6 pouces de» diametre fur 6 pouces de hauteur,
,» laquelle contient à peu-près la cin-» quieme partie de la quantité de,, mortier ordinaire, mise précédem-» ment dans l’auge; on remplit cette» mesure de chaux vive en poudre», que l’on verse sur la superficie de« l’augée de mortier, en observant» de la bien mêler à l’aide des truel-p les à longs manches, asm qu’ellem se répande ou qu’elle pénétré éga-» lement dans toute fa masse. Cem mélange ayant été fait avec foin,»» il faut se hâter de le mettre en œu-p vre pour prévenir Faction de la» chaux vive que l’on y a incorpo-» rée, & qui ne doit avoir lieu qu’a-» près son emploi. Supposons, parw exemple, qu’il s’agiste d’opérer un,» baíïìn avec le mortier de M. Lo-» riot, après avoir fait les excavationsw des terres nécessaires, on commen-» cera, comme de coutume par cons-,, truste ses bords en moilons maçon-» nés suivant Fart avec le nouveau» mortier de chaux en ciment. Après» quoi, pour faire son plafond, ou» étendra une aire dudit mortier de» r à z pouces d’épaisleur, clirecte-
(3) Intrita, c’est la chaux non encore triturée avec l’eau.te s n’ont rien compris à ce paslage.
Les Interpre-Oij