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Tome douzieme.
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ÏI4 NATU R ALIS H ISTO R IctE L I v. XXXVI.

n€c aspersa aquis ; urit, discutit, extrahit, incipientesqueserpere huicerum impetus coercet. Aceto & rosaceo rém-

éré surpris des effets différents queproduit l’eau de chaux en divers cli-mats : parmi les peuples septentrionaux , on la donne avec succès ; maisen France , en Italie & en Espagneelle ne réussit pas de même ; la cha-leur qui est fort vive dans les paysméridionaux , & qui ne se fait sentirque très peu vers le Nord après des*hivers très froids , cause cette diffé-rence dans 1 opération de ce remede..Les peuples septentrionaux font pe-sants & sujets au scorbut ; au lieu quevers le midi ,. les liqueurs fluides cir-culent facilement & rendent les corpsagiles. Ludovic , Médecin du Duc deSaxe Gotha , demande que l’on ap-porte auílì des précautions lorsqu’onse sert de cette eau pour les plaies , ilcraint que la plaie soit abreuvée d’hu-meurs remplies de sels semblables àceux de la chaux , qui deviendroitainsi dans cette rencontre plus nuisiblequ’avantageuse.. M, de Senac se fondesur ce que la chaux doit renfermerdes parties de feu plus propres àfouetter & à agiter le sang dans cer-tains casqU’à le calmer, à en diminuerle mouvement & à procurer ainsi laréunion des plaies internes dont elledoit au contraire entretenir l’ouver-ture.

Quelles que soient les causes quipeuvent rendre suspecte la chaux mê-me éteinte &. réduite en petites'mo-lécules , il paroít par les observationsde ces grands Médecins ,qu’on ne doitadministrer ce remede qu’avec beau-coup d’attention. Quelques faits peu

avantageux ,& même funestes, doi-vent en ceci prévaloir à des succès desplus heureux. L’on doit imiter .lesAnciens qui ne se servant qu’à l’exté-rieuc.de ce remede , ont travaillé de-plusieurs maniérés à en émotiffer Inac-tivité fans la détruire entièrement.Ce n’est, fans doute , que dans, cesvues que les Modernes ont imaginéplusieurs préparations où la chauxvive entre comme Ingrédient prin-cipal. Les plus en vogue de ces pré-parations , font l’eau phagédémîquequi se fait en dissolvant trente grainsde sublimé corrosif dans une livre dela premiere eau de chaux vive & nou-velle , le collyre desticatis qui-n’estcomposé que d’un gros de sel ammo-niac , fur une livre d’eau de chaux cla-rifiée. La chaux bien lavée est em-ployée pour dessécher les ulceres, sur-tout ceux des parties honteuses, &principalement les ulceres véroliquesnon se sert aux mêmes usages de la pre-mière ou de la seconde eau de chaux.La chaux mêlée avec du pompholix*& beaucoup d'onguent rosat , est re-commandée par Tagault , dans lesblessures où i! peut y avoir des nerfsde coupés. Elle entre dans les dépila-toires , comme la base deces topiques,on la mêle avec de l’orpiment, de lalitbarge & de l’amidon qu’on lie avecde l’eau de savon. La pierre à cautere-n’est qu’un composé de sels alkalisfixes rendus très caustiques par l’inter-mede de la chaux. On mêle avec de-là chaux le double de son poids des.cendres remplies du sel que l’on veut: