H I S T O I R £ N A T U R E L L E , L I V. XXXVI. i i y
ehòisir-récemment cuite (2) , Lc non encore fermentëe avec seau*Elle est caustique, résolutive, attractive, & fort propre à répri-mer les ulceres corrosifs. Fusée dans du vinaigre & de l’huile jro-
rendrecaustique : on verse fur ce mé -lange de l’eau chaude , on des faitensuite bouillir, lorsqu’elies ont trem-pe cinq à six' heures, on filtre alòrs laliqueur, on'évaporeTà liquëiH filtrée,il reste un sel, que l'on pouffé au feudans un creuset q lórsqu’il est séduiten une malle semblable à de lá graistefondue , on le verse sur Unë plaquebien chaude , & on le coupe en mor-ceaux qu’on conserve dans unë bou-teille bien bouchée : cette drogue estun puissant cattftiqu'e', 8c qui n’estemployée què lorîqu’on sé proposede manger les chairs ou de faire descauteres. ■
Ise a u de; châux est la feule prépa-ration admise en Médecine pour Fin—térieur ; depuis peu , cependant M.Malouiíi y Médecin de la Faculté deParis ji & de l’Académie Royale desSciences , a proposé de se servir dusel de la chaux. IL prétend d’après desexpériences , qu’il est Apéritif, propreà soulagée les mélancoliques & les■vaporeux, Sc qu’il‘approche en pro-priétés du sfebsédatif, çè qui rie seroitpas uhe preuve qu’il en eut de gran-des , celles- qtfe l’on a-attribuées àcelui-ci ayant été reconnues de beau-coup inférieures à-celles qu’ón ávoitd’abotd prétendu y trouver; Quant àl’e.au de chaux , on la prépare en ^er-fánt-dix livres d eàii commune sur ri nelivre dé chaux vive , on filtre cettèeau à travers d’uri papier gris lorsque
1 ebullition est ceslée , Sc lorsque lesparties les plus groffieres de la chauxse sont déposées : c’est ce qu’on appelleeau premiere de chaux. La seconde sefait ën jettant six livres, d’eau furierésidu de là premiere : on filtre certeseconde avec les mêmes précautionsque la premiere. La maiiiere -d’em-ployer celui-ci , est d’en mêler untiers dans lés bouillons au lait, donto n fait faire usage aux pusmoniques.Le premier ou celui qui l’a mis leplus en vogue , est Moisson', MédecinAnglois , qui a donné un Traité fa-meux fur la phthiíìe : ce Médecin lafaisoit prendre dans une décoction desalsepareille & de raisins de Corintheavec laquelle on éteignoit la chaux.Par le bienfait du sel de la-chaux, ditM. Geoffroy le Médecin , dans faMatière Médicale, les parties acres &salines du sang se précipitent, & toutesa maffe s’adoucir. Par ce moyen unnouveau chyle se mêle plus facile-ment avec le sang; il coule moins déce chylë aux patries ulcérées, & parconséquent la guérison des ulceres estplus prompte.
Cette explication n’a cependant defondement qu’autant qu’il fera prouveque la chaux contient un sel ; 1 on abeaucoup travaillé à le découvrir, &ensuite à en détermier la nature , Lémalgré toutes les recherches que l’ona faices , à peine est-on encore surdeces deux points. Vanhelmont qui ,
(r) Diofcoride, liv. 5, chap. 7 z z.
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