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Tome douzieme.
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H I ST O I R E N A T U R E L L E , L IV. XXXV I. ILZ

trouve à fleur de terre, &: l’on en connoît de tel au territoire Tym-phaïque, dans cette même ^Etolie. Le gypse, qui demande à êtrecuit, ne doit guere, pour le coup-d’œil, différer de l’albâtre &: dumarbre. En Syrie, on choisît le gypse le plus dur, & on Pen-

de la Thuringe, la montagne appel-lée Seberg, en donne également. LaGalice en Espagne , la Theílalie, laMauritanie, où il y a un port qui tireson nom de celui du gypse, n’en man-quent pas. Mercatus confirme, parrapport à l’Italie, ce qu’Aldrovanderapporte. On trouve, dit Mercatus,beaucoup de gypse en Italie , sur-tout en Toscane, de même que dansle territoire de Sienne, dans celui de

Volaterre, & dans le Comté de Sainre-Flore. 11 est singulier que M. Linnxusne nomme en général que la Pologne& la France, comme les endroits oul’on trouve de cette pierre, puifqu’ilest sûr, par ces différents Auteurs, quebeaucoup d’autres royaumes en possè-dent. Le silence des Ecrivains AngloisNaturalistes fur cette pierre, le nomde plâtre de Paris que les Angloisdonnent j suivant Charleton , à certepierre calcinée , annoncent que legypse Britannique est rare, de mê-me que le gypse de Suede, puisque M.Linnaeus ne cite aucun endroit de cepays où l’on en puisse tirer. Un despremiers qui ait parlé de celui de Fran-ce , est Boot, qui dit seulement cepen-dant qu’il y en a en Bourgogne. L’onconnoît depuis long-tems celui desenvirons de Paris, 8c l'on en a décou-vert depuis dans quelques autres en-droits , comme on le verra par le dé-tail des observations où je vais tâcherde faire connoître ces différents plâ-tres , & en donnant ce qui peut être

intéressant pour l’histoire de cette pier-re , la description des carrières des en-virons de Paris qui en fon t, & de cellesde Montpensier, donc la singularitémérite attention.

Les carrières de Montmartre quifont les plus connues, qui servironsd’exemple , & auxquelles on compa-rera celles de Menil-montant& autresendroits peu éloignés de Paris, fontcomposées de la façon suivante. Onobserve d’abord, comme dans le grandnombre des autres montagnes, unecouche de terre labourable, qui est icid’environ un pied ; elle couvre un litd’une glaise verte de trois ou quatredepaisseur au plus , ce lit est suivid’un autre composé de plusieurs vei- ‘nés d’un jaune sale , qui sont au plusd’un demi-pied , 8C qui font coupéesd’autres petites veines blanches, dontla hauteur est moins ^considérable. Lebanc que ce lit glaiseux précede , estégalement composé de veines blan-ches & verdâtres, le fond cependantétant plutôt blanc que de l’autre cou-leur , la hauteur totale est d’environsix pieds. Les bancs qui suivent sontmoins épais ; l’un est à-peu-près dedeux pieds , il est jaunâtre: au-dessousde lui, il y en a un de couleur blan-che de deux pieds 8c demi ou environ.II est suivi d’un qui tire sur le jaune ,8c qui estd’épaisieur égale à celle dilprécédent. Ensuite vient une bandebrune , après laquelle on en trouveune d’une glaise blanche qui peut

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