HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVI- I39
procura celle de ce sable, qui coula auíliroc en torrents duneliqueur jusqu alors inconnue ; & 1 on prétend que ce fut là lo-rigine du verre.
telle qu’elle dénature les principesdes plantes à un point qu’ils ne peu-vent plus se reconnoître , & qu il ennaît un tout qui présente toujours lesmêmes phénomènes à quelle expé-rience qu on le soumette ; doit il suitqu’il est indifférent, non-seulementpour la verrerie, mais même pour lesautres arts, & pour toutes les opéra-tions ou l'on a besoin d’un sel alkali,qu’il soit tiré de la soude ou de quel-que autre plante , pourvu qu’il soitbien purifié j ce qui demande quelque
adresse, certains sels donnant plus depeine à purifier que d’autres. Les ap-parences font, il faut l’avouer , con-tre cette assertion. La différenceque l’on observe dans les odeurs ,dans le goût & les autres propriétésqui se manifestent dans les plantes ,font contraires à cette opinion. Aufíitrouve-t-elle encore maintenant desChymistes même qui y sontcontraires :ils veulent que ces sels different entreeux par le plus ou moins d’huile qu’ilscontiennent, ôc par le plus ou moinsde sels moyens qui y font joints , ôcenfin par la différente nature de cessels moyens. Mais comme ces mêmesChymistes avouent en même remsque l’on peut enlever ces huiles endiflolvant les sels alkalis à l’eau froide,qui n’agit P as f lu ' les huiles , que l’onpeut séparer sels moyens des selsalkalis, par la crystallisation dans unepareille eau , il fuit de là que les vraissels alkalis, c’est-à-dire, ces sels sé-parés de toute cette matière de nature
différente , font entièrement sembla-bles, & qu’il est indifférent d’employerl’un ou l’autre, lorsqu’on a besoin d unsel alkali, bien entendu qu’il est netSc purifié. Ainsi cette préférence quecertains Verriers donnent au sel de lasoude , d’autres à celui des cosses defeves, de tamaris , d’algue marine,de chardons, de houblons , de fou-gère , de tabac , & d’une infinitéd’autres rapportées, fur-tout dans fartde la verrerie par Haudiquer de Blan-court, & dans les notes de Merret fur
Neri, dont le premier a tiré presquetout son ouvrage, & des remarquesde Kunckel fur ces deux Auteurs ;Cette préférence , dis-je , n’a doncrien de solide ôc qui puiííe se soute-nir contre le sentiment de très grandsChymistes, & fur-tout contre celuide Kunckel, qui étoic si versé dans lacomposition du verre.
Ces deux loix font le fondement dela verrerie , mais une qui n’estgueresmoins estentielle , regarde l’additionqu’il faut faire d’une partie métalli-que Sc d’une de madere calcaire , à lacomposition des parties vitrifiables& salines. Par cette addition l’on aun verre beaucoup plus parfait ôcmoins fragile , auquel on a donne lenom de crystal, parcequepar fa beautéil approche du crystal ordinaire Scfossile. La magnésie qui est, suivantHenckel, dans sa pyritologie un minede fer d’un gris tirant fur le noir , fu-ligineuse ÔC striée comme i’antimoine,a été préférée à tout les autres miné-
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