140 NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVI.
Mox, ut est astuta & ingeniosa solertia, non fuit con-tenta nitrum miscuiíse, cœptus addi & magnes lapis :
faux pour la composition la pins re-cherchée , de même que la craie àtoutes les autres matières qui se chan-gent en chaux. Au moyen de la ma-gnésie , l'on emporte au verre cettecouleur verte que le verre commun atoujours, Sc par la craie on lui donnede la consistance. L’on n'attrape cepoint de perfection que lorsqu’on pro-portionne, non seulement ces deuxAatietes, mais encore le sel & la ma-tière vitrifiable.
Cette proportion a été sans douteune des choses les plus difficiles à trou-ver. Alphonse Barba , dans son Traitéde Métallurgie, demande deux par-ties de fable trafparent, 011 de la fa-rine de pierres fondues au feu, &d’une patrie de nitre ou salpêtre, oude sel de soude , & un peu de pierred’aimanr. D’autres , selon lui, pren-nent deux parties de cendre Sc unepartie de fable , en y mêlant un peud’aimant. L’on trouve ces mêmes pro-portions dans le Traité de Métalliquepar de Perez de Vargos. Néri, ni Mer-ret, son Commentateur, n’en don-nent point ; ils îaisient cette partie de-licate à l’adresie des ouvriers & à leursagacité, comme un point sur lequelon ne peut statuer rien de sur. Kunc-kel demande fur une certaine quan-tité de beau fable ou de cailloux bienpulvérisés, un tiers moins de potasseLien purifiée , le cinquième de cepoids de craie, Sc moins que la soi-xante & douzième partie de cette der-niere quantité de magnésie. Kunckelassure cjue cette composition, est celle
qui lui a donné le plus beau crystaî,& qui a surpassé de toutes façons ceuxque toutes les autres combinaisonsconnues, ou qu’il avoir imaginées,lui ont fourni. Tout le défaut qu’il ya reconnu , consistoit dans quelquechose d’obscur & de nébuleux qui ter-nillbit la transparence d u crystal ; maisce défaut ne venant que de la mau-vaise préparation que l’on avoit don-née à la craie , à la potasie ou au selque l’on avoit préparé, il lui étoit aiséde le prévenir en ne se servant que dematières bien lavées & bien purifiées.Une autre composition de ce mêmeAuteur , moins bonne cependant quecelle-ci, est faite avec soixante livresde pierres à fusil noire , & quarante»cinq à cinquante livres de sel. Ce mé-lange produit un très beau verre, &très dur à la fonte ; il le se roi t moinssi on se servoit de cailloux ou de sableordinaire, & qu’on ne mît sur soi-xante livres de ces matières que qua-rante livres de sel.
Ces différences dans les proportionsfont voir qu’il n’y a encore rien debien établi fur cette partie , & qu’il ya peut-être bien d’autres combinai-sons à faire pour perfectionner cettepartie de la verrerie. On ne peut en-core parler en général que pour ce quiregarde la dose du sel. II faut tou-jours se régler sur le plus ou le moins-de facilité qu’a le fable à entrer en fu-sion , lorsqu’il a été bien tamisé. Osdegré est même difficile à saisir , & iiarrive souvent que le verre en est char-gé plus qu’il ne faut, fur-touc lors-