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Tome douzieme.
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144 NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVI.

sunt, in India è crystallo fracta fieri, & ob id nullumcomparari Indico. Levibus autem aridifque lignis coqui-tur, addito Cyprio, ac nitro, maxime Ophirio. Conti-nuis fornacibus, ut xs , liquatur, maflasque sunt colorepingui nigricantes. Acies tanta est quacumque, ut citraullum sensum ad olla consecet, quidquid afflaverit cor-poris. Ex massis rursus funditur in officinis, tingiturque.Et aliud flatu figuratur, aliud torno teritur, aliud argenti

côté par une manivelle qui fert à fairemouvoir la machine. Si au lieu d’unelanterne, on met une corde qui vapasser encore sur une roue horisonta-ie , qui a une rainure sur sa circon-férence : on fait mouvoir cette rouepar une manivelle , par une vis, oupar quelque autre moyen qu’il est ailéçTimaginer, de même que le châssisou les montants nécessaires pour sou-tenir les roues , les axes & la caille.

Le mélange étant fait on ne pro-cede pas d’abord à la cuisson, propre-ment dite du verre j on compose unefritte, c’est à-dire , que l’on cuit lemélange que l’on a fait du sable ou dela poudre des pierres calcinées avec lesel : on met ces matières dans un four-neau à calciner, on gradue peu-à-peule feu , que l'on continue ensuitependant cinq heures avec une grandeviolence, ayant le foin de le remuersouvent, ce qui est essentiel, pour lesmatières que l’on collite. Cette fritteest la matière fondamentale de toutesles efpeces de verre que l’on veut faire.Si l’on ne cherche qtùin verre au-dessus du verre commun qui fe faitfeulement avec du fable & les cendres;ro,n lavées, on se contente de cette

fritte que l’on met dans des creusetsrenfermés dans un four de verrerie ,& que l’on poulie au feu le plus vif,jufqu’à ce que cette matière soit ve-nue liquide , & qu’elle fuse aisé-ment u.

(3) Contrée aurifère très célébrédans l’Ecricure. Consultez Ortelius ,au mot Ophir. Le Pere Nardo ni n pro-pose de lire Ophrynìo , du nom d’uneville de Thrace , ou bien aphrènitro .Des manuscrits, les uns portent Ofirìo,les autres Offirìo. Cette derniere leçonest peut-être la véritable ; &c Plinepourroit avoir écrit nitro offirio pournitro op-firio, en latinisant Srmementl’exprelsion mixte barbare, op-fir. Ra-cine : fi r, ignis; op, crepitus , vox ,sonitus , &c.y enferre que nitrum op-firium , su ofjìrìum , ne signifieroitautre chose que du nitre décrépitantfurles charbons allumés; cette forte denitre , qui est la véritable, étant dis-tinguée, par ce caractère, du natrum& des autres fausses efpeces de nitre.Op tkfír font deux racines Celtiques,aujourd’hui même subsistantes dansplusieurs idiomes.

( 4 ) Sont composés de plusieurs

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