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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXXVI. 145

fusion, on y joignit aussi de l’aimant, parcequon se figura quesa vertu magnétique devoit attirer le verre coulant, comme ellefait le fer. On commença pareillement à admettre dans cettefonte des petites pierres luisantes, de toutes les efpeces; ensuitedes coquilles de poissons, & des fables solfies. II y a des Au-

latio'n, que la fumée, ne s’évaporantpoint aisément, elle dépose , en sefaisant jour au travers de ces plantesamoncelées, des parties huileuses dontelle est chargée, la cendre s’en trouveainsi imbibée, Sc conséquemment lesel que cette cendre contient ; il fautdonc, pour empêcher ce dépôt, au-tant qu’il est possible, remuer ces plan-tes pendant qu’on les fait brûler, &donner ainsi une iíTne plus libre à lafumée. On épargnera ainsi les disso-lutions réitérées que l’on est obligé defaire lorsque l'on a suivi le procédéordinaire quand on a brûlé les plantes ; mais comme l'on ne fe donne pasordinairement le foin de faire cerreopération soi-même , Sc qu’on achetede la rochette, appellée austi roquette,ou de la soude d’Espagne, qui n’estqu une espece de roquette , il fautalors avoir recours aux préparationsnécessaires à la dépuration de ce sel. .

La craie ne demande point d’autreapprêt que d’être bien choisie , d’êtretrès blanche , fine, douce au toucher ,friable Sí fans cailloux, qu’íl est j aureste, aisé d’en séparer.

La magnésie doit être, en quelquesorte , calcinée à un feu de réverbère.On la place , en morceaux, sur desbarres de fer. La caìcination étantachevée , on met en poudre la maderecalcinée, fans l'éteindre dans l’eau, nile vinaigre, comme Néri Sc quelques

autres Auteurs le demandent, cetteopération étant, selon Kunckel, inu-tile , pourvu que l’on ait bien calcinéla magnésie.

Ces ingrédients étant ainsi prépa*rés, il ne s’agit plus que d’en faire lemélange. Si l’on emploie cependantdu quartz, ou des cailloux, ils exi-gent encore une caìcination à-peu-près semblable à la magnésie : on lesjette dans un fourneau de réverbère jlà ils deviennent d’u n très beau blanc ralors on les en retire pour les jettertout rouges dans de l’eau, où ils íeréduisent en une poudre qui tombeau fond du vaìsieau qui contient l’eauon retire certe poudre, Sc on la. faitsécher.

Lorsqu’on veut faire le mélange ,il n’est besoin que de prendre, suivantle verre qu’on se propose d’avoir, del’une ou de l’autte de ces matières ,dans les proportions indiquées , deles broyer ensemble dans un moulinpropre à cet usage. Ce moulin estcomposé d’une auge ronde, dans la-quelle on met les matières à broyer-Cette auge renferme une meule éga-lement circulaire , ou conique ; elleest percée dans son milieu d’un trou ,pour y sceller un axe, qui passe par sapartie supérieure dans une lanterne,dont les rouleaux engrenent avec lesdents d’une roue posée de champ, quia dans son milieu un axe terminé d’ura