HISTOIRE NAT U R E L L E, L í V. ÏXXVI. I 57
murailles de nos édifices. . Combien de maderes doivent leur uti-lité à faction réitérée du seul; car souvent la même.donne un pro-duit au premier feu, un autre au second.un. autre au troisième.En elfe t, le charbon même , étant eteint, acquiert des forces j & l’on
qui imitent les pierres précieuses, lafonte des métaux en grand, l’eílai desmines, n’ont-ils pas été perfeétionnéspar les découvertes que l’on a faitesdans cette science ! Enfin, combien nedoit - on donc pas au feu , puisquece n’est principalement que par sonmoyen qu on peut parvenir de fairequelque chose d’important dans cettescience , & pourroit-on mettre en pa-rallele les ravages que le feu fait endétruisant les corps qui y font soumis?
II est vrai que l’on ne peut parvenirà décomposer les corps fans. les dé-truire, mais cette destruction nous estutile, Sc nous cherchons à l’occasion-ner, encore cette destruction n’est-ellequ’apparente, puisque nous possédonstoutes les parties qui composaient cescorps, & que nous pouvons mcmesouvent les reproduire en suivant lesréglés que la Chymie nous donne dansces cas. Le feu fait fans contredit desravages que nous voudrions éviter,& qu’il. nous feroit important d’évi-ter ; mais la plupart du temps , nousdevons nous en prendre , ou à notreimprudences, ou à notre négligence.Souvent, il faut l’avouer, le feu prendsubitemen t sans que nous puiíìions leprévenir, d embrase entièrement dèsforêts immenses , & qui causent despertes considérables j. mais ce malheurarrive fi rarement , qu il ne doit pasêtre mis en parallele avec tons lesavantages que le feu 'nous procure,,damant plus. que cet incendie n’eít
qu’une -conséquence des loix géné-: raies du*mouvement, qui par le frot-tement des branches des arbres lesunes contre les autres, ramassent lesparties de feiiqui font dans leurs pores,les mettent en état d’agir fur ces bran-ches mêmes, de les enflammer & d’oc-casionner ainsi ces incendies , quel’on devroit encore plutôt attribuer auvent qu’au feu même.
Après tout ce que Ton vient de dire,il est aisé d’entendre ce que Pline arenfermé dans ce chapitre. II n’est toutau plus , à ce que je crois, néceflaired’insister que fur quelques endroitsplus obscurs que les autres. II est faciled’entendre ce qui regarde la fusion Scle travail des métaux, celui du verre,de la pierre á chaux : on sent futilitéqu’il y a à brûler certains corps , & àle faire suivant certains degrés du feu.On voit combien, au moyen du feu ,on peut avoir de remèdes , commenton peut se procurer de sels lixivíels »c’eíì à dire, qui font tirés par la les-sive que l’on fait des cendres. On ac-cordera , à ce que je pense que le fenNOUS! est beaucoup plus avantageuxqu’il n est'préjudiciable , & qu’il sertau moins autant & même plus à faproduction des êtres qu a leur destruc-tion., S: qùe le problème proposé p ar
Pline est résolu. II faut seulement dire*encore quelque chose par rapport aircharbon;, aux faits de Médecine ér deChirurgie, & aux prodiges.’ Encoiíe
- est-ii facile d’expiiqueï eè quiconceme