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Tome douzieme.
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Ij6 NATURALIS HISTORIA LI B. XXXVI.

Eademque materia aliud gignit primis ignibus, aliud fe-cundis, aliud tertiis. Quando ipse carbo vires habere in-

qui put y résister : auffi, n’a-t-on pointde principes furs pour cette analyse,comme l’on en a pour celle des plan-tes. Ce n’est pas cependant qu’on n’áitpas cherché à en trouver quelqu’un,mais ce qu on connoît est bien éloi-gné de quelque précision. M. Boer-haave a imaginé de fe servir d’unebarre de fer, qui, en se dilatant selonles degrés de chaleur qu’elle reçoit,ptiilfe marquer fur une réglé de fergraduée, les degrés de chaleur qu’ellea reçus,&par conséquent donner quel-que indice de ceux du fer que l’onemploie. Mais la difficulté de placercet instrument fans qu’it souffre tropde faction même du feu, sans qu’ils’en dénature, est un inconvénientconsidérable. On pourroit peut-être,en y changeant quelque chose, en ti-rer quelque parti. On pourroit, parexemple, appliquer sur les parois exté-rieurs du fourneau cette barre, attacherà son bouc supérieur une tringle ouverge de fer, que la barre pouíseroitotí rireroit, selon qu’elle s’allon-geroitou qu’elle fe racourciroit : cette trin-gle pourroit faire mouvoir i’aiguilied’un cadran qui servir divisé exacte-ment en un certain nombre de parties,léaiguille en tournant plus ou moinsfur ce cadran, marqueroit le degré dela chaleur de la barre, & conséquem-ment celle du feu. Par cet instrumentou par quelqu au t te semblable, onparviendroit peut-être à régler le feuSc à savoir celui qu’il faut avoir pourfe procurer certains produits, des sub-stances les plus. compactes, comme tus

se les procure dans Tanalyfe graduéedes plantes dont les principes sontpeu adhérents les tins aux autres, sion compare cette adhérence à celleque les parties des métaux ont entreelles.

La'chymie par ce moyen fe perfec-tionneroic de plus en plus dans unepartie très importante. On acquere-roit fans doute ainsi h connoifïancede plusieurs substances qui ne se ma-nifestent pas : la chymte pourroit êtred’une plus grande importance qu’ellene l’est encore, quoiqu elle le soitbeaucoup, non - seulement dans lamédecine , mais encore dans les arts.Quand la cbymie n’auroic p'roduir d’à*vantageux à la médecine que l’éméti-que , le kermès minéral , les différen-tes préparations de mercure, comme:íapanacé, l’échiops minéral, le mer-cure précipité par lui-même, la pierreà cautere , les sels de Seignette, deGlauber j quand nous n’aurions, dis-je, que ces remedes, la chymie auraitété très urìle à la médecine, mais elleen a trouvé un S infinité d’autres quel’on peut voir dans les livres que plu-sieurs excellents Auteurs nous ont.donnés fur cette science , comme sontceux de Stahl, de Becclcer, de Boerr-haave, de MM. Lemery, Senae, M ae-quer, Malouin , & de plusieurs autresChymistes de toutes les nations, sur-tout d’Allemagne, où cette science aété le plus cultivée. Qu’est ce que legarts ne doivent point aussi à cette Aien»ce? Combien la teinture, la verrerie*l’art de faire des pierres de couleur