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Tome douzieme.
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histoire NATURELLE, LIV. XXXVI. 161

Qae de ressources la Médecine ne tire-t-elle pas de factionimmédiate du feuí II est certain que dans les pestes occasion-nées par le soleil trop long-tems intercepté (r), les vaporatìonsdes diverses maderes combustibles font d’un grand secours. Em-pédocle 6e Hippocrate en ont donné la preuve en nombre d’oc-çasions ôc de lieux. Pour les viscères renversés ou offensés panquelque contusion, le feu est également un remede efficace. Lais-sons parler Marcus Varron : La lessive esi l' extrait , le suc de la.cendre du foyer. Et plus loin : La cendre en potion guérit lesluxations intérieures ; comme on le peut voir par l’ exemple desgladiateurs , qui après leurs escrimes, se refont avec un telbreuvage. Voici un fait plus étonnant encore, le charbon (z*), cettemaladie terrible qui nous a enlevé dernièrement deux Consuls,fe guérit avec du charbon de chêne, broyé dans du miel : tant il n’estrien de íi réduit au caput mortuum , & défi nul en apparence, d’où.

qué fur quelque partie du corps. Jecrois que íi Ton n’employoit pas d’au»tres remedes, on pourroit bien suc-comber à cette funeste maladie , dontla cure ne se procure que par les re-medes généraux , les scarifications &l’amputation même de la tumeur,lorsqu’il y a à craindre que la partietuméfiée ne tombe en gangrené.

La propriété que Pline attribue, unpeu avant cet endroit, au charbon deproduire un feu très vif, est plus cer-taine : c’est en effet un phénomèneaíïez singulier & très difficile à expli-quer , que le feu de charbon ait quel-que chose de plus actif que celui dubois même. II sembleroit cependantque le charbon étant un bois à moitiédécomposé, il devroit avoir perdu unegrande quantité des parties qui fonttoute fa force. Ne pourroit - on pasdire, pour jetter quelque lumière furcet effet singulier, que le charbon n’a

Tome XII.

principalement perdu que des partiesaqueuses du bois, & peut être un peudes huileuses , mais qu’une grandepartie de celles ci lui reste, avec lessels,& même des aqueuses, & qu’aiu-si , il est dans le cas , lorsqu’il brûle ,d’un bois qui après avoir jetté lespremiers tourbillons de fumées quifont composés principalement desparties d’eau , en donne un feu plusvif & plus puissant , lorsqu’il a faitcette premiere perte ? L’on peut, à cequ’il me paroît, rendre par cette ex-plication une raison allez palpable.dece phénomène , qui a attiré l’adrni-ration de Pline , & qui éroit le pointde ce Chapitre qui restoit à éclair-cir

(z) Anni pallore continuo , Com MSs’exprime Pline au second livre.

(i*) Peut-être Pline a t-il vouluparler ici d’un charbcn particu’ier, quin’a rien de commun av.c le charbon

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