HISTOIRE NATURELLE, L 1 V. XX X V I. i6z
l’ on ne puisi'e encore tirer des remedes ; comme ces exemples ti-rés du charbon, òc même de la cendre détrempée, ver sc (3),& fans autre addition, en font la preuve.
Après ces merveilles du feu, n’omettons pas celle dont le foyerde Tarquin l’Ancien a été la fcene, & qui a été recueillie dansles Fastes de notre République. On raconte (4) que fous le régnéde ce Prince, parut soudain dans le foyer un priape, ou membreviril de cendre, à la place où s’étoit aífife Ocrisie, servante captivede la Reine Tanaquil, laquelle Ocrisie fe releva de cette place en-ceinte ; & qu elle fut ainsi mere de Servius Tullius, qui fuccédaauTrône. L’histoire ajoute (5) que ce Servius étant enfant & dormantdans le Palais, fa tête parut un jour toute en flamme 3 ce qui fit croire,joint au fait précédent, qu il étoit le fils de quelque Dieu Larede ce même Palais. Auflì Servius étant Roi institua-1-il le pre-mier les fêtes Compitales , &c des jeux en l’honneur des Dieux La-res.
Antìq. Rom. livre 4, p. 207. Voyez Tite-Live, liv. 1, p. 15 j Florus, I. r ;Arnobe, liv. 5 , p. 169. chap. 6. Ces mêmes contes ont déja
été recueillis par Pline, fur la fin du(5) Denys d’Halycarnaííe, ibidem ; livre r.
nmím
x Xij