Band 
Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE

DE PLINE,

LIVRE TRENTE-SEPTIEME.

Qui traite de la nature des pierres précieuses,

E X O R E> JE.

Pour fi) qu’il ne manque rien à l’Ouvrage que nous avons est*trepris , il nous reste à parler des pierreries , ou pierres précieu-ses, qui font comme un abrégé des merveilles de la Nature, la-quelle , selon l’opinion de bien des gens, n’est nulle part plus ad-mirable que dans cette production ; soit que l’on considere la va-riété, ou les couleurs, ou la matière , ou la beauté des pierreries :ce qui fait que ceux dont nous parlons ne croient pas qu il soitpermis d’y mettre le burin. II y en a même quelques-unes qu’ilsregardent comme d’un prix supérieur à toutes les autres richesses,ôc comme inestimables, de forte que, selon eux , une feule estsuffisante pour montrer toute la perfection des ouvrages de la Nature,En traitant de for & des anneaux , nous avons dit fr) quelquechose de l’origine des pierreries, & comment elles ont acquis cehaut degré d’estime où elles font présentement. Les Poètes ra-content dans leurs Fables , que cela est venu originairement deProméthée f 3), lequel, après avoir été délivré des chaînes qui le

fixieme Edogue d$ Virgile j Marbodítus, dans fa Préface, &ç t