HISTOIRE NATURELLE, LI Y. XXXVII. i jj
émeraude sur laquelle étoit gravée Amymone ( 6 ), & qu’on lui fai*ídit six écus d or (7); il les donna auísi-tôc : mais que le Mar-chand lui en ayant rendu deux, parcequ’il eut du scrupule de
conférence de la pierre , & que lesommet n est que la continuité desbranches qui fe divisent chacune endeux pour former le triangle. La lon-gueur , plus ou moins grande , de labase, la différence dans la hauteur,le plus ou le moins de force dans lestraits qui forment les bras, occasion-nent des variétés dans ces pierres quine font, au reste , pas plus estentiellesque les couleurs, & qu’une qui dé-pend de ce que le centre de la pierreEst tantôt marqué cPun quarté noir ,formé par l’iiuersection des lignes, &qui varie par la grandeur , & de ceque quelquefois ce centre n’est pointainsi marqué. Une différence plus es-sentielle , est celle qui dépend de la fi-gure de la pierre ; elle est quelquefoiscylindrique, quelquefois à huit pans,dont quatre font larges , & quatreétroits , & alternativement placés ,quelquefois, comme celles de Baffe-Bretagne, elles font exactement quar-rées , ou en losange. 11 est difficile dedéterminer la longueur de ces pierresdans celles qui viennent d’Espagne. ílest rare de les avoir entieres ; & il pa-roît que celles que les Auteurs ontfait graver ne font auffi que des por-tions de ces pierres. M. de Robiendonne , au plus , à celles de Baffe-
Bretagne, pour leur longueur, deuxpouces, ou deux pouces & demi furenviron un quart de pouce, un peuplus ou un peu moins de diametre jdimension qui est beaucoup plus con-sidérable dans celle d’Espagne , qui vaquelquefois jusqu à un pouce & mêmeplus. Toutes ces variétés peuvent s’ex-pliquer affez aisément, en admettantque ces pierres se forment commeM. de Robien le veut. Je rapporteraicette explication après avoir parléd’ime aurre force de pierre de croix de
Baffe Bretagne, dont il est parlé dansl’ouvrage de M. de Robien. Cettepierre porte principalement ce nom,clans cette Province , au lieu que lapremiere y est appell ke pierre de macle ,parcequ’elle représente aílez bien lafigure d rime des macles dont les armesde la Maison de Rohan sont compo-sées. Les pierres de croix different decelles-ci en ce que leur croix est exté-rieure , au lieu qu’elle est intérieuredans les macles & dans les pierres deCompostes C’est toute la pierre quiforme la croix dans les premieres , aulieu que ce n’est qu’une partie dansles macles. Cette croix n’y est pastoujours auffi régulière que dans cel-les-ci. Les unes font en sautoir ou encroix de S. André, plus ou moins re»
(6) Elle étoit fille de Danaiis. vingt-cinq deniers d’argent, & cha-
que denier d’argent , environ huit
(7) Note de M. Jauit. -- Un écu fous de notre monnoie. Ainsi un écu«for, autrement un denier d’or, valoit d’or valoit environ dix de nos livres.
Tome. XII, Z