176 NATURALIS HISTORIEE LIB. XXXVII,
denariis smaragdo, in quo fuerat sculpta Amymone, jus-iifse numerari : & cum duo relati eisent, imminuto pretio,
devoir pas plus être étonné de fa figu-ré, en croix, que de belle que l’onobservoic dans des tiges de plantes,dans des fleurs & dans des fruits , scmême fur des animaux , comme onaura lieu de le faire voir quelque part,Sc il penfoit que cette pierre étoit dela nature des comes-fofsiles, de mêmeque les belemnites & les pierres judaï-ques. Depuis cet Auteur jusques à M.le Président de Robien, je ne sachepas que l’on ait cherché a constaterridée de Septalins ou à la réfuter. Wor-mius, qui rapporte le sentiment decelui-ci, n’y ajoute rien de nouveau.Imperatus semble l’avoir ignoré, Scson commentateur Lamisi , qui citel’ouvrage de Wormius, se tait auflì furce point. Les systématiques, commeLinnams, Wallesius, Woltersdorff,gardent auflì un profond silence furcerte pierre. C’est donc à M. le Prési-dent de Robien qu’il faut avoir re-cours pour en bien connoître la na-ture. La rareté de cette pierre paroîcêtre la cause de ce que l’on a été long-tems à la bien connoîrre. Wormiusveut quelle n’ait pas été connue, nonseulement pat les Anciens, mais me-me par les Naturalistes du moyen âge,puifqu’il n’en est pas parlé dans Agri-cola, Cordan, Gefner Sc Cisalpin.En s’en tenant à ce qui est rapporté parWormius, on peut dire qu’on en doitlaconnoiflance à Pígnorius , qui en adécrit une forte dans le Cabinet deCalceolarius^ Chiote en a depuis faitconnoître une autre qui ne distere deJa premiers que parcequs fa croix est
noire, au lieu quelle est blanche danscelle-ci :1e fond de la pierre est cen-dré dans l’une Sc dans l’autre, fouettéquelquefois d’un peu de rouge. Cellesque Septalins & Wormius ont vues,ne different point de celle de Chioccoj& il y a lieu de penser que cette pierrene varie pas beaucoup par fa couleur,puisque, selon Mercatus , qui en afait graver sept différentes quant à laforme , convient que la couleur est
un peu plus ou un peu moins cendrée,blanchâtre , d’un brun couleur de cor-ne j couleurs qui ne font pas beau-coup éloignées les unes des autres.Les lignes qui, par leur intersection ,forment la croix, sont noires, danstoutes ces pierres : celles que j’ai vuesétoient auflì de cette couleur , de mê-me que celles que M. le Président deRobien a fait destiner, & qui, commeles précédentes, venoient d’Espagne jSc si Pignori u s ne disoit pas que lefond de ces pierres est cendré, je pen-íerois qu’il auroit pris pour la croix cemême fond, & qu’il n auroit pas faitattention aux lignes qui forment lacroix dans les autres : il peut, au reste,fort bien fe faire que la couleur de lacroix, comme celle du fond, ne soitpas toujours la même , puisque cellesde Bafle Bretagne, dont M. de Ro-bien parle , ont une croix bleuâtre. Lafigure de ces croix ne varie pas égale-ment beaucoup , dans celles de Francecomme dans celles d’Efpagne 5 les ex-trémités des branches s’éìargiflenttriangulairement , de façon que labase du triangle est appuyée sur la cir-
émeraude