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Tome douzieme.
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histoire naturelle, l i y. XXXV II. 18 l

de juger de l’habileté des Musiciens par les pierreries qu’ils por-toient fur eux. Auísi Dionyfodore, son contemporain &; son an-tagoniste , voulut également-se distinguer par cette magnificen-

& antarctique , les tropiques , leséquinoxiaux & les autres. Dépareillesdescriptions font, du moins à ce qu’ilme paroît, plutôt l’effet d’une pré-vention , que le détail du fait même.Ces pierres font certainement singu-lières par l’arrangement de leurs ta-ches , fur-tout lorfqu’en poliílant cespierres , on a un peu aidé la Nature ;mais que l’on y voie tant de choses sidifférentes.!^ si distinctes, c’est ce donton ne doit convenir qu’avec des per-sonnes avec qui il ne faut disputer derien. Pour moi, je ne vois dans cespierres que des rochers escarpés, & ,si l’on veut, des masures où l’on nedistingue pas plus celle d’un palais, decelle de îa cabane d’un paysan, quecelle d’une Eglise, d’avec celle d’unecitadelle. Ce son r, tout au plus, despans de murs différemment inclinés,& qui se présentent sous différentesfaces.

J’accoxderois plus aisément, & iln’y a pas même lien d’en douter, queces taches ne dépendent que des par-ties métalliques, qui, en s’insinuantdans ces pierres , où elles onc étéchâtiées par une eau qui les avoir dis-soutes ,, les ont colorées ainsi par en-droits. La couleur de c.es caches, quiest comrauuémentd’unjaune de rouil-le de fer , fait penser que le métal quia donné cette couleur est du fer ; & ily a d’autant plus lieu de le croire ,qu’il y a peu , comme on sait , depierres & st e terres qui ne donnentdes marques. d.e ce métal. Cette ex-

plication différé peu de celle queWormius , Bruckman & quelquesAuteurs, donnent de ce fait, elle re-vient même , en quelque forte , àcelle que M. de la Faye donne dansl’Histoire de l’Académie des Sciencespour Tannée 1717. 11 veut que, dansle tems que les pierres de Florenceétoient liquides, il s’y soit insinuéune matière étrangère, qui, par lescontours & les sinuosités qu’elle apris eu se glislant dans les intersticesde certe matière liquide, y ait donné

naissance à ces taches. 11 avoir étéconduit à cette théorie par une obser-vation qu’il avoir faite dans des car-rières de pierres à rasoir de Lorraine ïces pierres font, dans ces carrières, furune espece d’ardoise. Certe positionlui fit penser que les veines noiresdont les pierres à rasoir , qui sonrblanches ou jaunâtres, font veinées,étoient dues à une matière d’ardoisequi y avoir pénétré. Si cette explica-tion , ou la précédente, sont vraies ,c’est , fans doute, au moyen de Tuneou de Tautre , qu’il faut expliquer lemarbre figuré de Hesse, dont il effparlé dans Wallerius. Celui de la:Chine , décrit dans Val va for, & quel-ques autres pierres singulières par leslignes dont elles font coupées-, com-me on le dira en parlant de la pierre:grammatias ou la pierre qui est mar-quée de caractères Hébraïques oœd’autres lettres semblables, qui , auffi-bienque les pierres dont il vient de-tr.e question,ne font duesqu’au-Lafatdí