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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII. z 17

Les diamants d’Arabie ressemblent à ceux des Indes, sinon qu’ilsfont plus petits ; ils se forment de la même façon. Les autresdiamants font de couleur d’argent, & ne viennent qu avec for le

Juillet de Tannée 1751, page 141, &suivante, ce diamant, dis-je, pese seizecents quatre vingts carats, ou douzeonces & demie , & est: évalué à deuxcents vingt - quatre millions de livressterlings. II est conservé dans le trésordu Roi de Portugal.

Jusques à la découverte des minesdu Brésil, les Indes Orientales avoientété les seules qui pouvoient se glorifierde poíséder deces pierres si précieuses.Cette découverte est due à une especede hasard. Depuis long-tems, les ha-bitants d’un endroit appelle Cap deMerin , de la Province de Serro de Frio,dans le même Gouvernement où fontles mines d’or, Sc proche la Capitale,ramaíloient dans le fable d’une petiteriviere , nommée Milho de Ver de dece même canton , de Tor qui étoitmêlé avec ce fable j en ramastant cettepoudre d or, ils remontoient souventde petites pierres qu’on avoir coutumede jetter comme n’étant cTaucune va-leur , lorsqu en 1718, les habitantsles reconnurent pour être de vrais &bons diamants. On s'empressa alorsd’en chercher, & bientôt après ondécouvrit les mines même.

On établit en 173 5 une Compa-gnie pour les exploiter. Il fut régléqu’on n’y emploiroit que cinq à sixcents esclaves:, & non comme à cellede Ganï,dans le royaume de Golconde,soixante mille personnes ; on fit mêmedes Règlements pour en empêcher untrop grand transport, 3fin d’en sou-tenir toujours le prix ordinaire j mal-

gré ces justes précautions, la flotte deRio de Janeiro apporta dans cette mêmeannée en Europe onze cents quarante-íîx onces de diamants de différentessortes , & dans le nombre il y en avoirun, pesant cent quinze carats & de-mi. Une abondance aussi grande occa-sionna un nouveau Règlement, & lsRoi de Portugal suc, de même que lesRois des Indes, obligé de défendre dechercher des diamants fans son ordre 3

sous peine cfe la vie.

Lorsqu’on connoît cette Histoiredétaillée de la découverte de ces mi-nes , Ton ne lit qu’avec surprise ceque M. Jeffries , Jouaillier de Lon-dres, prétend dans son traité, sur laTaille des Diamants. Cet Auteur veutque les Portugais 11’aient point décou-vert de mines dans le Brésil, Sc queles diamants qu’ils ont apportés enauflì grande quantité, n’étoient queles amas qu’ils avoient faits pour leurcommerce dans les Indes Orientales.Lí s’appuie fur le récit d’un Officierqui avoit commandé daiis le FortSaint-George , au Brésil. Cet Offi-cier prétendait savoir très bien queles Portugais avoient acheté ces dia-mants des Indiens de Goaj que ces dia-mants n’étoient pas d’un haut prix ,& que les Portugais du Brésil avaientété forcés d’envoyerces diamants pours’acquitter avec le Roi des dettes ce

T Etat qu'ilsn’avoient pas payées, & decelles qu’ils avoient contractées avecles Marchands Européens. M. Jeffriesveut encore que les Indiens ne firent

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