Band 
Tome douzieme.
Seite
228
JPEG-Download
 

2.2.8 NATURALIS HISTORIEE L I B. XXXVII.

niíi excellentiíïìmo, natales. Incudibus hi deprehenduntur,ita respuentes ictum, ut ferrum utrinque dissultet, incudes-

que rire de la crédulité de t’Europe furla source de, ces pierres, &qu’ils nebaiílèrentpasleprixde leurs diamants.M. Jeftties trouve encore une preuvede son sentiment , dans la conduiteque le Roi de Portugal tient depuisce temps; il trouve qu’il ne seroit pasd’une bonne politique d’empëcher àce point auquel il semble le faire, -rap-porter une quantité de ces diamantsqui fût telle qu’elle absorbât le com-merce que l’on sait toujours avec lesIndes Orientales. L’opinion de cer-tains Jouailliers , suivant laquelle ilspensent que les diamants du Brésilfont moins durs que ceux des Indes,paroi t ridicule à M. JeíFries, & il as-sure les avoir toujours trouvés de lamême dureté. Si les Brésiliens n’en-voient donc maintenant qu’une cer-taine quantité de diamants, cela nevient point, selon.notre Auteur, dela défense que le Roi de Portugal au-roit pu faire de ne point ouvrir unsi grand nombre de mines , mais de

ce que le commerce des Portugais d^Brésil, avec les Marchands Indiens,n’est pas si considérable. Enfin M.JeíFries insiste fur ce que ces Mar-chands n’ont point diminué le prix deleurs diamants, malgré lagrande quan-tité qu’on disoit en être venue du Bré-sil , conduite sage , & que les Indiensont toujours eue dans l’abondance desdiamants, dont le commerce ne peutse soutenir qu’en empêchant que lesdiamants ne deviennent trop com-muns , Sc qu ris ne tombent consé-quemment de prix; motif qui engage

les Indiens à retirer du commerce lespierres qu’il y ont mises , plutôt quede les donner à un vil prix.

Ces raisons de M. JeíFries Fontrecherchées , 5c d’un commerçant ha-bile & profond ; mais peuvent - ellescependant contrebalancer le récit dela découverte des mines des diamantsdu Brésil, que nous avons rapporteplus haut ? le Roi de Portugal nepeut-il pas garder, dans le commercedes diamants, la même police que lesRois Indiens observent ? Et celui dePortugal ne peut-il pas y avoir été en-gagé , & même obligé par la prodi-gieuse quantité qui en sut d’abord en-voyée,, à suivre la même politique. Lesraisons font les mêmes pour toutsces Princes. L’opinion de l’Auteur dela lettre , fur les diamants du Brésil,dont il a été question ci-devant, pa-roi troir aussi probable que celle de M.JeíFries ; le premier veut que ce soitdes mines du Brésil que l’on tire laplus grande partie des diamants.

Pourquoi en eíFet les Indes Orien-tales seroient elles les seules qui pus-sent renfermer des diamants ? Y a-t-ilen cela une expulsion pour elles ? laNa ture n’est-elle pas auflj féconde dansun pays que dans un autre? On n’ad-xnet plus maintenant ces prétenduespréférences de la Nature, pour uapays plutôt que pour un autre. Oun’affigne plus aux métaux certains cli-mats , plutôt que d’autres. On fartpar exemple que For Sc l’argent peu-vent également se trouver au pôle Scsous l’équatein'j ce que l’on regardoit