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Tome douzieme.
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histoire NATURELLE, LIV. XXXVII. 2.19

plus excellent. L’essai de tous ces diamants fe fait fur une enclumeà coups de marteaux 5 & ils repoussent tellement le fer, qu’ils lefont sauter de côté & a autre, Sc que l’enclume fe casse même

il y a peu d’années comme une especed’hércsie en histoire naturelle. 11 enest sans doute de même des diamants.Pour moi, je ne puis me persuaderque les Indes soient les seuls pays aux-quels il a été accordé d’avoir des dia-mants. Je ne serois pas même étonnéd’apprendre que l’on en a trouvé, nonpas dans les pays les plus chaux deî’Europe, mais dans les plus tempé-rés, & même les plus froids. Les dia-mants se trouvent aux Indes, dans des

pays riches en mines d’orj nouscon-noiílons dans notre continent des mi-nes semblables. La France, commetout le monde fait, étoit autrefois lasource des grandes richesses des Ro-mains en ce genre. La France pour-roit être également riche en diamants j& n'est-ce peut-être pas plutôt au pré-jugé qui subsiste sur l’excellence desproductions des Indes , & à notrenonchalance, pour cette forte de re-cherche, qu’il faut attribuer l’ignoranceoù nous sommes de mines de dia-mants en Europe Sc même en France,qu’à un amour de préférence que lanature a eue pour ces pays éloignés ?Nous avons découvert des mines deplusieurs autres pierres précieuses j.

ce n’est que par des foins & des re-cherches soutenues que l’on pourraparvenir enfin à La découverte de quel-ques mines de diamants.

Si Ion en croit Pline, cette décou-verte deviendroit encore probable ,puisque cet Auteur compte dans l’é-lîumération qu’il fait des especes

de diamants, ceux que l'on trouvedans Chypre, qui est une des Isles del’Archipel de la Grece. Colonne , ilest vrai, est contraire à Pline en cela.11 prétend que les diamants dontPline parle ne font pas semblables auxnôtres, quoiqu ils en eussent le bril-lant & la dureté. Colonne donne troisraisons de son opinion. La découvertedes diamants que nous connoíssonsn’est pas d’une antiquité si reculée.Ces pierres ne s’amollissent pas dansle sang dè bouc , comme celles qui

étoient connues dans le temps dePline. La poudre des diamants anciensétoit un poison ; les nôtres n’ont au-cune mauvaise qualité.

Ces raisons fur lesquelles Colonnefonde son sentiment, ne mériceroieijepas qu’on les réfutât, si en la faisant,on ne travaiíloit à éclaircir le textede Pline. II est vrai que nous connois-sons l'époque de la découverte de laplupart des mines d’où l’on tire main*tenant des diamants. Nous avons mar-qué le rems où celle de quelques-unsont été faite. Le grand Maréchald’Angleterre, dans son Mémoire déjàcité plus d’une fois, fixecelledeMel-villée, à l’an 1670 j les autres nefont peut erre guere plus ancienne,& il ne fandroit peut-être pas remon-ter bien haut pour retrouver l’époquede celle de Curri ere ,, à laquelle ildonne le nom de mine ancienne &fameuse ; il ne seroit peut - être pasplus difficile de découvrir celle de lamine de Quolurequi fut selon lui