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Tome douzieme.
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histoire NATURELLE, LIV. XXXVII. 2.Z I

quelquefois (2); car ils font cPune dureté incroyable : de plus, ilsrésistent à la violence du feu , ensorte qu’on ne peut jamais leséchauffer ; austi ont-ils été appellés d’un nom qui marque leur

quand il n’y auroit pas eu quantitéd’autres obstacles à surmonter pour lesdécouvrir de nouveau. 11 en est à-peu-près de même pour ceux qu’on trou-Voit dans les mines d or de Macé-doine j mais le peu de grosseur quePline a digne à ces pierres doit fairepenser quelles étoient réellement desdiamants , quand il ne parleroit pasde leur dureté qu’il exagere même àun point, que Colonne tire de cetteaíTerrion une raison pour douter deleur existence.

Mais, comme cette propriété de ré-sister au marteau, n’est qu’une obser-vation pour laquelle Pline n’a pas ap-porté toute la critique dont il étoit ca-pable , on ne peut pas plus s’en servirpour, que contre la ressemblance denos diamants avec ceux des anciens,& ii faut la réunir avec la prétenduedissolution des diamants dans le sangde bouc, dont Pline fait austi mention.Quand on n’auroit pas répété tous lesjoues les expériences contraires, qu’onne verroit pas encore également lesdiamants se rompre, sauter par éclatsfous l’échoppe ou le Burin des Jouaií-liers ; seroit-il possible de croire qu’ily eut une pierre qui put n’avoir rien acraindre d’un coup de marteau bienassuré , & qui se dissolveroit aisément

dans du sang. La cause d’une telle opi-nion est encore cachée de Pobscuriré ,& de la majesté des siécles ; & il eût étéà souhaiter pour les premiers conqué-rants du Pérou , qu’elle y eût toujoursété , ils n’auroient pas brisé tant d’é-méraudes , pensant que les vraieséméraudes dévoient ne se point brisersous le marteau , idée qu’iís avoiencfans doute puisée dans le préjugéqu’on avoir fur les diamants.

Quant à la vertu malfaisante attri-buée aux anciens diamants, & que

Colonne prétend ne point trouver dans-les nôtres, ce n’est qu’un mal-entendude fa part. Les diamants anciens nefont pas plus un poison que les nôtres.Lorsqu’on met ceux-ci en poudre,comme les petits morceaux se callentirrégulièrement, ils ont des côtés trèsaigus qui agistent surl’estomac & lesintestins , y occasionnent par les bles-sures qu’ils y font, de petits abcès quidégénèrent en ulceres, & occasionnentdes maladies longues qui conduisentà une mort certaine, & qui vient len-tement; C’est sans doute ainsi qu’ondoit expliquer le prétendu venin dsces pierres, qui conviennent en celaavec toutes celles qui font dures, avecle verre même broyé , & l’ on n - doitpas croire que les diamants anciens

( 2 ) Note de M. Jauït.- *>Si les dia- en poudre à coups de marteau ou deniants dont parle Pline a voient cette pilon, & cette pondre fer á polir d’au.--qualité , il n’en est pas ainsi des n ô- tres diamantsties, lesquels se mettent facilement