Band 
Tome douzieme.
Seite
237
JPEG-Download
 

HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXXVII. 2.Z7

en si pecits morceaux, qu’ils font presque imperceptibles, les La-pidaires se servent de cette poudre ; ils l’enchassen.t dans du fer,& par ce moyen ils gravent aisément toute sorte de pierre, quel-que dùre qu elle soit. Le diamant a une si grande antipathie avecl’aimant, que si on le met auprès, il l’empêche d’attirer le fer ;&; si l’aimant, approché du fer , s’en étoit déja emparé, le dia-mant le lui fait quitter Se le lui enleve (7). Une autre propriétédu diamant, c’est d’amortir les poisons , de dissiper les troublesd’esprit, Se de chasser les craintes mal fondées : de-là vient quequelques-uns font nommé anachìtes (8). Metrodore Scepsius ditqu on trouve des diamants en Germanie Se dans l’ifle Basilie ,comme on y trouve de l’ambre ; mais, selon ce que j’ai lu, il estle seul qui le dise. De plus, il préféré les diamants de Germanie,à ceux d’Arabie : en quoi il se trompe manifestement.

Après les diamants , ce que l’on estime le plus parmi nous , ce

font les perles des Indes Se d’Arabie : nous en avons parlé auneuvieme livre, en traitant des productions de la mer.

Des diverses especes d’émeraudes : des pierres vertes

transparentes.

Les émeraudes (1) tiennent le troisième rang parmi les pier-

le diamant & le rubis, il n’yen apoint en faveur desquelles le suffragesoit plus unanime. II faut cependant,comme je l’ai dit, que l’émeraude soitsans défauts, car cette pierre n’a pasl'éclat de plusieurs autres, elle sembleabsorber les rayons de lumière , bienloin de les réfléchir , c’est-à-dire,quelle en réfléchir moins, elle a tou-jours quelque chose de terne , quoi-qu a certains jours & à certaines in-clinaisons , elle jette une lumière aflezvive, ainsi lorsqu’elle a , outre cela,

quelque autre défectuosité, qusiln’estpas rare , ou qu'il est plutôt ordinairequelle ait, cette pierre tombe beau-coup de son prix ; mais cette difficultéà trouver une émeraude parfaite , estcause,par la raison contraire , qu elleest à grandeur égale , au-deílus d unbeau rubis , parcequ’un rubis parfaitse rencontre plus communémentqu’une émeraude à laquelle il n’y aitrien a reprocher. Une telle émeraudea été quelquefois vendue le doubled’un rubis fans défaut, il ne faut guere