HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXX Y II. z 6 j
moins estimées ; elles fe cassoient aisément, & n’avoient pointune. couleur fixe ; mais des couleurs changeantes , comme onvoit aux ailes des paons, & au cou des pigeons. Elles avoientplus ou moins d éclat, suivant qu’on les penchoit d un côté oud’un autre : elles écoient semées dé veines, & écailleuses. ~Èllesavoient un vice particulier , appellé en Grec sarkion. , c’est-à-direcarnosité. Ces émeraudes se trouvoient dans une montagne voi-sine de Calcédoine, & qui, par cette raison, susnommée Sma~ragdìte. Juba raconte que les Arabes enrichissent leurs édificesd’une forte d’émeraude qu’ils appellent cholan (6), & d’une fortede marbre que les Egyptiens appellent albâtre. Plusieurs Auteursdisent qu’on trouve des émeraudes dans le mont Taïgete, en La-conie 5 & d’autres, en Sicile.
On met au nombre des émeraudes une pierre appellée tanos ,&C qui vient de Perse. Elle a un verd désagréable, Hc esté est saleen dedans. On met au même nombre une autre pierre qu on ap-porte de Chypre, & dont la verdeur est troublée par des veinesde cuivre : de-là vient qu’on appelle cette émeraude chalçosma-ragdos j c’est-à-dire émeraude cuivreuse. Théophraste dit qu’ontrouve dans les livres des Egyptiens, qu.un Roi de Babylone avoirenvoyé en présent à un, de leurs Rois une émeráude longue dequatre coudées, & large de trois : de plus, qu’il y avoir en Egypte,dans un Temple de Jupiter , un obélisque sait de quatre éme-raudes feulement, lequel néanmoins étoit long de quarante cou-dées , & large de quatre en certains endroits, & de deux en d’au-tres. Le même Auteur ajoute que lorsqu’il écrivoit ces choses ,on voyoit encore à Tyr, dans le Temple d’Hercule , un pilierdebout qui étoit fait d’une feule émeraude , à moins que ce nefut plutôt une fausse émeraude ; qu’en effet il sen rencontre.decette espece; Lé qu’ón a trouvé dans l’isle de Chypre úne pierrequi étoit moitié émeraude & moitié jaspe, Phumeur hétant pasencore entièrement transformée en émeraude. Apion , surnomméRlistonice, a laissé , depuis peu, par écrit , qu’il y avoir encoreTomt XII. L1