HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXXYII. iyi
reilement sombre, n’auroit point de vivacité íì elle n’étoic animéepar la réverbération que causent les angles& ceux qui font taillésautrement n’ont pas tant d’éclat. Les plus estimés font ceux dont
Romains , plus artistes que les In-diens, favoient plus sart de faire valoir;une pierre qui avoir peu d’éclat : & sil’or , que les Indiens introduisoientdans le rrou dont ils perçoient longitu-dinalement leurs cylindres, relevoitcette pierre, ce n’étoit qu’en faisantl’effetde la feuille que nous employons.Nous ne sommes pas bornés, commeles Anciens, au nombre de six facettesdans la taille de cette pierre ; on luidonne la forme qu’on pense devoirêtre la plus heureuse pour faire valoirdavantage la pierre que l'on a à rail-ler.
Cette pierre , outre cela, n’est pastoujours naturellement à six facettes .}il est vrai qu’il paroît qu’elle affectecerte figure : mais bien des circons-tances peuvent, comme toutes les au-tres pierres qui ont des figures régu-lières, la déformer un peu. ; de fortequ’ondoit plutôt dire que cette pierrea plutôt une figure polygone, qu’uneprécisément à six pans. M. Wolters-dorff, qui fait même entrer cette der-niere figure dans le caractère généri-que de cette pierre , ne la regarde quecomme celle qu’elle a le plus commu-nément. M. Wallerius né parle pointde fa figure ; il ne la définit que par fatransparence , le degrc de sa durete ,sa couleur d’eau de mer Sc sa fusibi-lité dans le feu. Comme il n’est pasavantageux de chercher à connoîtrecette pierre par l’examen qu’on en faitpar l’épreuve d u feu, on sent que cette
propriété est au moins superflue danscette définition. Celle que M. Lin-nsus en donne, n’étant également ti-trée en partie que de faction que,1e feu a fur elle, je n’aimerois pasnon plus trop dire que le béryl estun nitre quartzeux d’un verd qui tirefur le bleu, la lime attaquant ausilun peu cette pierre. La définitionque' Woltersdorst en donne, pe.cheégalement , puisque tous ceux quitravaillent cette pierre avouent quela lime y mord un peu. Ce n’est pas ,
au reste, feulement à cette pierre queWoltersdorff & Linnaeus attribuentles propriétés dont ils parlent} ils lesrëconnoiffent dans toutes les pierresprécieuses , & ils en font en partie lecaractère générique, qui,péchantainsiestentiellemenc , rend le caractèrespécifique également défectueux.Ainsiil seroit peut être encore mieux dedire en général que le béryl est une, pierre précieuse d’un verd de mer ;mais si l’observation de Pline est vraie,comme il est probable qu’elle peutl’être , cette définition seroit trop gé-nérale , la couleur pouvant beaucoupvarier, & la dureté étant alors la feulea laquelle on devroit avoir recours.Si toutes ces connoiflances, au reste ,ne nous déterminent point la pro-priété qui met une différence entre lebéryl & les autres pierres précieuses,elles nous mettent du moins en étatde le reconnoître, & cela doit noussuffire,-«