zjo NATURALIS historu lib. XXXVII.
eunt, ni color surdus repercussu angulorum excitetur. Ali-ter enim politi non habent fulgorem eundem. Probatiflimi
cette pierre , étant ballottée sur lesbords de la mer par le flux & reflux, elleest: teinte ainíì par les flots. Une telleabsurdité n’est pourtant encore rienen comparaison de celle que quelques-uns ont eue, de croire qu'eile rend lanavigation heureuse à qui Ta sur soi,dès qu’il s’embarque , ou quand il re-vient au port , si grand 8C fi périlleuxque soit son voyage. II a u roi c étéétonnant que dans un rems où le mer-veilleux faisoit le prix des choses enhistoire naturelle , une pierre quiavoir ia couleur d eau de mer ne tîntpas quelque chose de la mer , &quelle ne mît pas à l’abri des dangersqu’on peut courir fur cet élément.
G’est fans doute dans un semblablepréjugé que Gabelchover a puisé lavertu de faire mouvoir l’eau qu’il at-tribue à cette pierre. Si on enveloppe,selon lui, un béryl dans un linge, &qu’on le plonge , ainíì enveloppé ,dans de l’eau, & même fans cette en -veloppe, l’eau se met en mouvement.De là est peut-être encore venue lavertu de guérir fini midi té des yeux,ou les blessures qu’on pouvoir y avoirreçues j mais je ne vois pas qu’est cequi peut avoir fait penser qu’eile étoitbonne contre les maladies du foie, dela face, de la bouche, de l’éfophnge ;O u elle cahnoit les soupirs involon-taires , les nausées, à moins qu’on nevoulût dire qu’une pierre qui étoit ca-pable d’appaiser les flots de la mer,devoir aussi porter le calme dans les.mouvements que l’on testent souventlorsqu on est sur quelque vaisseau.
Ce que Gabelchover dit encore dela propriété que le béryl a de brûlerlorsqu on lui a donné une forme sphérrique, 8c qu’on reçoit, au moyen decette lentille , les rayons du soleil,peut être vrai. Cette propriété estsans doute réelle ; mais elle est com-muns au béryl & à toutes les autrespierres précieuses à qui on donneroitcette figure ; 8c tout ie monde fait-,que tout corps transparent, travailléen forme de lentille, auroit le mêmeeffet.'
On donne peu, ou plutôt on nedonne jamais cette forme au béryl;nous le travaillons à facettes pour enrelever le jeu , qui n’est pas naturelle-ment bien grand. Nous imitons encela les Anciens, qui, au rapport dePline, le tailloient à six pans, à moinsqu’on ne voulût, qu’ilsne faisoienr quepolir les facettes qUe cette pierre a na-turellement ; & il y a tout lieu de pen-ser que le travail des Anciens se rédui-sent à ce soin ,■ puisque Pline rapportequ’il y avoir des personnes qui pen-sèrent que les six facettes de, cèttepierre lulétoient naturelles. La façondouteuse avec laquelle Pline fait cerécit, sembleroir annoncer qu’il pen-so i t autrement , & que certe figure n’é-toitdue qu’à l’adrefle des ouvriers quila rendaient hexagone , commeles In-diens cylindrique. Si Pline a penséainsi , il s’est certainement trompé ;mais cette erreur est une preuve queles Anciens avoient 1 art de tailler lespierres précieuses , comme on tâcherade le prouver autre, part ; & q.ue les