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Tome douzieme.
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314
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314 naturalis historia lib. xxxvii.

lapicidinae quaedam aperirentur, hxrens in saxo cordis modo.Hoc metallum apud Persas defecisse traditur. Sed inve-

sur le jaune , car le fond de cettepierre n’est pas d’un rouge net, maislavé toujours d’un peu de jaunâtre •>elle est alors moins estimée, & sonprix tombe à proportion que ce jauneest plus considérable j proportion queles Romains gardoient aullì dans í’ef-time qu’ils faifoient de la farde , &ils n’en faifoient pas plus de cas lors-que cette couleur étoit celle d une

terre cuite , que nous n’en ferions«ous-même d’une cornaline de cettecouleur. La cornaline n’est pas d’unpoli bien sec , il a toujours quelquechose de gras , si on le compare à ce-lui des pierres précieuses , & ce défautaugmente en raison du moins de du-reté de cette pierre , desorte qu’il y ades cornalines auxqueîies on pourroitdonner le nom de dcmlum , que l’ondonnait du tems de Pline à une forte defarde qui avoitquelque chofede gras,&fans doute que cette imperfection dansla farde , n'étoit qu’un mauvais poliparmi les cornalines , ainsi que parmiles sardes j il y en a de plus ou moinstransparentes , & les cornalines quinous viennent des Indes, le font plusque celles qui viennent d’Allemagne :comme les fardes Indiennes l’empor-toient fur les autres par cette proprié-té. La transparence des fardes ne feperdoit pas aisément , lorfqu’on lesmouiltok ou qu’011 les trempoit dansde l’huile $ les cornalines fontla mêmechose. Ces liqueurs font au contraire àleur égard, ce que l’eau & l’huile fontà l’égard de certaines substances qu’onmouille on quonimUe.Eien loin d’en

devenir plus opaques, elles acquièrentau contraire une certaine transparen-ce , & pour comparer la cornaline &la sarde à une pierre , il leur arrive ceque I on remarque à la pierre à polisque l’on appelle pierre à l’huile. Cettepierre prend de la transparence ìorf-qu’elle a été trempée long-tems dansThuile, 8 c elle ressemble afïez alors àune cornaline d’un brun jaunâtre. Lescachets de cornaline n’emportent pasplus avec eux de cire lorfqu’on ca-cheté quelque chose avec de la cireordinaire , ou qu’on prend avec ellel’empreinte de ce qui est gravé fur lecachet , que ne faifoient les sardes.Enfin les unes & les autres font despierres afíez communes. Nous gra-vons beaucoup de cornalines, & peut-être autant que les Romains gravoientde sardes. Les cornalines fe formentdans le sein de quelques pierres, ainsique les sardes qui fe rit oient aux en-virons de Babylone. Si le nom quenous avons donné à la cornaline , n’apas de rapport à celui de la fardoineou fatdonix : on peut dire que cettepierre en a un plus grand du côté dela Nature. La cornaline , de mêmeque la fardoine , n’est qn’une efpeced’agate , comme le prétendent les Na-turalistes les plus recherchés, &c il n’ypas lieu de douter que la farde n’eutencore ce rapport avec la fordoine jcertainement le nom de sardonyx oufardoine , n’érant composé que decelui de la farde & de 1 onyx il ne sa-voir été ainsi , q ue pareeque cectepierre tenoîí de la nature de l’une oa