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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII. 3 15

a trouvées dans des carrières aux environs de Babylone, èc qui,ayant la figure d’un cœur, étoient attachées à des rocs. On ditque les mines de cornalines ont manqué en Perse ; mais il s’en

de l’autre pierre , qui 11e font , toutbien examiné , que des efpeces d’a-gates,

On conviendra, à ce que je crois ,après ce parallele , que la cornaline Sela farde ne font qu’une feule Se mêmepierre , Se que les méthodistes que j'aicités dans tant d’occasions , mettentavec raison cette pierre au nombre desagates. II ne faut donc plus s’arrêter ausentiment de ceux qui pensoient com*me Albert le Grand Se Rueus , quela farde étoit différente de la corna-line. Le premier paroît avoir été trom-pé par la différence du nom que cettepierre porte parmi nous, d’avec celuiqu’elle avoir chez les Romains. Ledegré de transparence que les corna-lines d’Orient ont au destus de cellesd’Occident, semble avoir été la causede Terreur de Rueus. 11 appelle cor-naline ou plutôt cornéole , des pier-res d'un rouge de cinabre pâle , tirantfur le couleur de chair , qui fe trou-vent très fréquemment dans le Rhin.II veut que la farde soit d’un rougeobscur, semblable à celui que le tri-poli auroit s’il étoit transparent 5 cesdifférences ne font tout au plus quedes nuances & des variétés dans cescouleurs , qui peuvent se trouver sou-vent dans les unes ou les autres de cespierres, quelles soient d’Allemagne oudes Indes. Rueus porte encore beau-coup plus loin le scrupule ; il n’osedécider si la sarde de Pline est la mê-me pierre que le sardium de quelquesAuteurs anciens. II ne fait si Pline

n’auroit pas été trompé par la proxi-mité des noms ; il veut même, contrele sentiment de Pline , que la sardesoit blanche & le sardium rouge. Maisqui ne voit pas que tout ceci n’estqu’une équivoque de mots ; la fardea porté les 110ms de sardium , sarda ,sardìnum , noms qui viennent plutôtde ce que , comme le rapporte Pline,cette pierre a d’abord été trouvée dansPiste de Sardaigne , que de fa ressem-blance par la couleur avec la chair dela sardine , appellée en latin sardius ,comme le veut S. Epiphane. Plineantérieur à S, Epiphane , & plus versédans THistoire Naturelle , me paroîtdevoir être préféré dans certe diver-sité d’opinions ; il est vrai cependantque l’étymologie donnée par S. Epi-phane , se rapprocheroit de celle quenous donnons à la cornaline, Sc quece seroit encore là un degré de ressem-blance entre ces pierres : elles ne por-tent ce nom , que parcequ’elles fontd’un rouge de chair , & notre nomfrançois n’est que la traduction dunom Latin carnerina, & par corrup-tion carneolus , dont est venu lenom de cornéole, que cetre pierreporte austi en France , nom qui peutbien encore être une des causes quiont engagé Rueus à faire une distinc-tion entre la cornaline & la cornéo-le , est beaucoup moins essentielleque celle qu’il tiroit de la couleur.Rueus ne cite point les Auteurs quiattribuoient une couleur blanche à lafarde j il n’est pas ainsi aisé d’appré-

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