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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXXVII. Z 17
trouve en beaucoup d’autres pays, par exemple, dans les istes deParos & d’AlTos. II y a dans les Indes trois fortes de cornalines,une rouge, une autre qui s’appelle dionum , à cause de fa grosseur,
marque est bien trompeuse, Sc quellepeut souvent en imposer j on y jointaullì le degré de dureté qui est plusgrand dans la cornaline que dans tou-tes les autres , & l’on assigne princi-palement la couleur rouge à cettepierre, & l’on ne regarde que commedes variétés de la cornaline du rougele plus net & le plus parfait qui estpropre à cette pierre , toutes cellesqui n’ont que des nuances de ce rouge,ou qui font blanches , blanchâtres ,laiteuses ou noires , car 011 trouve detoutes ces couleurs. Pline en connois-soit de rouges, de couleur de miel Scde tuile cuite ; Boot en conservoittrois sortes , dont l’une étoit rouge,la seconde d’un rouge de sang , & latroisième d’un jaunâtre tirant sur lerouge. M. Linnams veut, comme onl’a vu plus haut , que la farde loirroussâtre, la carnéole blanchâtre ; M.Wallerius dit que la cornaline est or-dinairement rougeâtre ou de couleurde chair, & que fa couleur est pres-que semblable à la sérosité du sang& ensuite il met au nombre des va-riétés de cette pierre , celle qui estblanchâtre , qu’il regarde auffi commela carnéole, celle qui est rougeâtre:,qu’il appelle particulièrement farde ,le rouge de celle-ci tire fur le jauneou est d’un rouge pâle. M. Gersaintdemande pour qu’une cornaline soitbelle , quelle ait un rouge vif tirantun peu sur l’orangé, ou de couleurde chair fraîchement coupée. De Rosi-ne! en distinguoit.de trois couleurs de
rouge, il regardoir celles d’un rouge vifcomme les plus belles, il do n noir le se-cond rang aux cornalines de la couleurdu sang, les troisièmes & les moinsestimées, font, selon lui, d’un rougetirant sur le jaune. Ces petites différen-ces prouvent que la couleur se nuancébeaucoup & varie peut-être autancqu’il y a d’individus de cette pierre.
La remarque que M. Gersaint fairsur les accidents qui ôtent à cettepierre de son prix , nous en fair con-naître encore des variétés j elle nedoit avoir , dit il, ni points, ni ta-ches noires, ni parties laiteuses , dé-fauts auxquels elle est sujette. Ce son cces défauts que M. Wallerius a ca-ractérisés en mertant au nombre deyvariétés des cornalines , celle qui estblanchâtre tachetée de rouge ou degouttes de sang , Sc celle qui est rou-geâtre ou coupée de lignes ou de raiesblanches, rouges ou noires,.011 d’au-' tres couleurs; M. Wallerius veut quela premiere de ces variétés soit lapierre que Kundman appelle pierrede S. Etienne , & d’autres Auteursfligmate. Suivant Kundman , la pierrede S. Etienne est dé couleur de terreavec des points de couleur de sang ,& le même Auteur parle d’une stig-mate blanchâtre , qui est parsemée depoints noirs. II donne à cette pierre lenom de pierre-ponctuée ou punctula ~ria. Si les autres pierres qu’il nommede la même façon, font aussi des stig-mates , & par conséquent des corna-lines dans le systems de Wallerius , 11