31 6 NATURALIS HISTORIA LIB. XXXVII.
niuntur compluribus aliis locis, iicut in Paro, & Aiso. InIndia trium generum : rubrum, & quod dionum vocant à
cier au juste leur sentiment , mais lesupposant tel , on pourroit encoredire , qu’une cornaline blanche n’estpasimpolfible, & que l’on en trouvemême. M. Gersaint la décidé sans res-triction , elles ne sont pas, il est; vrai,lî estimées , mais l’estime qu’on enpeut faire n’influe en rien fur leurréalité. Ainsi le sentiment de Ruéusporte encore à faux de ce coté , lafarde 6c la cornaline font donc la mê-me espece de pierre, Sc l’on ne devroitpas trop la caractériser par sa couleur,puisqu’elle varie ainsi de couleur, onne pourroit tout au plus les regarderque comme des variétés, & affigner,avec M. Linnaeus, la couleur rouge,ou plutôt la couleur roussâtre à la fardeou cornaline , & la couleur blanchâ-tre à la carnéole , si l’on ne craint pointde causer de l’obscurité par cette mul-tiplicité de noms allez inutile ici.
Les Naturalistes modernes ne con-viennent pas seulement que la corna-line & la sarde soient semblables ,mais ils font encore d’accord entreeux quelle est du même que les aga-tes , & même que les pierres à fusil.La cornaline se trouve par là tomberbeaucoup du rang où les Naturalistesdu moyen âge de FHistoire Naturelleîa plaçoient, imitant en cela les An-ciens , qui laregardoient comme unedes pierres, qui par leur prix & leurbeauté méritoient le nom de pierresprécieuses. Ces propriétés n’influanten rien fur l’essence des choses, onest maintenant revenu de ces hautesidées qui, au lieu d’éclairer, jettoienc
au contraire de l’obscurité sur cequ’il importe le plus de savoir à quicherche à connoître le vrai. La cor-naline n’est plus pour nous qu’uneagate , elle n’est même plus qu’uneforte de pierre à fusil, au-dessus, pournous , il est vrai, de ces pierres parcertaines qualités que nous avons re-gardées comme mettant quelque prixaux pierres , mais convenant avecelles par plusieurs autres qui consti-tuent leur essence & leur être.
La cornaline , de même que sa-gate & les pierres à fusil, est compo-sée de parties vitrifiables , listes, com-pactes , de même que ces pierres , ellese casse en éclats angulaires , con-vexes en- dessus , concaves en-dessous,elle fait feu , se polit, a une certainetransparence lorsqu’eile est coupée en.morceaux d’une épaisseur peu consi-dérable , la lime mord dellus.
C’est cette grande affinité entre cespierres, qui est cause que les Métho-distes se servent indifféremment dunon de sdex ou caillou , d’agate, depierre de corne pour celui qu’ils assi-gnent au genre de ces pierres } ainsisuivant les uns , la cornaline devroitporter le nomjd &skx, d’autres celuid’agate, & d’autres voudroient qu’onluidonnâtcelui de pierre cornée ; cettevariété de sentiment sur le nom » n’in-flue au reste en rien sur le fond de lachose pourvu qu’on s’entende.
La marque à laquelle on distinguela cornaline de toutes les autres pier-res de son genre , est une plus grandetransparence. II saur avouer que cette