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Tome douzieme.
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HISTOIRE naturelle, L I V. X XXV I !.. 2 J 7

éprouve cette pierre en la faisant bouillir dans du lait; car ellele rend de couleur de myrrhe. Les Magiciens prétendent, qu’elle estbonne contre les charmes ë£ enchantements.

bée, mettent mie bien plus grandedifférence entre les antipathesi 11sveulent qu’il y en ait qui soit uncorps marin qui se trouve actuelle-ment clans la mer , & un autre qui setire de la terré , qui soit une especede. fossile j une espece d’hémati-te ,comme le pense Agricola qui lui don-ne le nom d’hématice de couleurnoire.

Le passage de Ctesiasest pressant,il faut l’a vouer : « il y a , dir cet Au-teur, une montagne de Mylie nom-mée Erythrax , qui donne une especede pierre appellée antipathes. Cettepierre triturée avec du vin, & appli-quée fur les parties affectées de lepre,ou devenues écailleuses, les nettoye&. les guérit. De ce passage on aconclu qu’il y avoir donc une especed’antipathès qui n’étoit pas de corail}òc qu’ainíi il falloir qu’il y en eût unequi*devoit être rapportée au régnévégétal, & l’autre au regue minéral.

Puisque le nom d’antipathès aété donné à tout ce qu’on pen-soit être propre à empêcher sef-fet des sortilèges , comme je l’ai rap--porté plus haut, & comme on peut léconclure d’un paílage d’Escbyle, &■d’un de l’Apologie d’Apulée par Lae-lius , il pourroit bien en effet se faireque l’on eût donné le nom d’antipa-thès à un corps tiré dé la mer, telqu’est le corail35 à un tiré de la terre ymais quand on accorderoit ceci, fau,droit-h en conclure que l’antipathesfossile fût aussi différent, que le de-

vroit être santipathes hatmarite d’A-gricola ? L’on lait que l'on- trouvades coraux fossiles dans beaucoup'd’endroits, & que parmi ces corauxil y en a de différentes especes - l’onfait de plus que plusieurs ont con-servé leur couleur J ainsi il pourroittrès-bien se faire que l’on trouvât descoraux noirs dans la montagne deMyíîe dont parle Ctésias.

On ne peut disconvenir aussi que.cette proposition ne soit bien conjec-turais ; & l’on pourroit peut-être aussi-

bien croire que l’antipathes de Mysieétoic un bois fossile très dut devenirnoir par la succession des tems, commel’on en trouve enEuropedans plusieursendroits î-l’on seroit peut-être auíîssBîeir reçu à dire que uest une sorte dece fossile connu sous le nom cTébenefossile, ôc qui peut-être est autant unepartie d’animal , qu’une partie dequelque arbre.

Quelque opinion au reste que l’onembraíle sur l’anriparhès de Mysié,,on ne peut gueres disconvenir quel’espece dont il est-parlé dans Pline v -ne soit celle deDioscoride, & par con-séquent un corail noir. L'a descriptionqtie Dioscoride en fait, est trop clai-re , le sentiment qué l’òn avoir de sontems fur ia nature de ce corps,, est’-trop positif pour chercher à inciden-ter fur cette question. On pourroitmême tirer une peuve favorable àpopino n la plus générait- de l’expé-rience rapportée par Pline. Cet Auteur-veut que si 1 on. fait cuire l’an ri pa tirs