Z/6 NATUJIALIS HISTORI1 LIB. X X X V I Iw
íî coquatur in lacte : facit enim hoc myrrhe simile immiffa.Eam contra effascinationes auxiliari Magi volunt.
Histoire fur l’antipathès. II est vrai ce-pendant que Pline a ajouté au textede Dioscoride de; vertus imaginairesattribuées à l’antipathès : il n’avoicpuisé ces idées que.dans l’ufage où lesGrecs étoient de donner le nom d’an-rhipathès à tout. ce qu’ils pensoientêtre bon contre les enchantements,les fascinations & les sortilèges, tousêtres d’imaginadon , dus a la vivacitédes Grecs, íburentis par la supersti-tion , adoptés par l’imbécilíité. despeuples & admis trop facilement parles Naturalistes-. Dioscoride, plus sageen cela que Pline , dit seulement quece qu’on appelloit, de son rems, anti-pathes, étoir regardé comme un co-*rail, & qu’il n’en diffcroit que com-me une espece différé d’une autre es-pece du même genre. L’antiparhès,continue-r-il, est noir; il a.la figured’un petit arbre; il est rameux : sesvertus-font semblables à celles du co-rail p lés,vertus ne tiennent par con-séquent rien de merveilleux, puisquele corail n’a que celles d’être astrin-gent, de, rafraîchit un peu, d’empê-cher les excroistances d’augrnenrer,d’absterger les cicarricesdes yeux, &quelques autres qu’on peut voir dansDioscoride même. îl faut avouer ce-pendant que Pline ne parle des vertus-attribuées à ì 'antipathes , que d’unemaniéré douteuse, & d’après les Ma-ges qui, pouvant avoir un grand in-térêt à entretenir la crédulité-publirque , ne ; cherchoient pas à désabuser,ceux qui vouloient bien le croire.
Ge„S idées ne se.sont pas en effet ef-
facées promptement", elles ont subsistétrès long-tems : tous nos Naturalistesdu moyen âge ont cru n’avoir rien deplus précieux à dire fur ce corps, queces imaginations frivoles & absurdes.
- Pour nous, rejetrant ces fausses idées ,nous nous tenons aux effets naturels,que ce corps peut avoir, & nous neles admettons, même qu avec beau-coup de restriction y plus d’un Auteurmême onr cherché à infirmer beau-coup^ les vertus , médicales même, del’amiparhès : ils ne les ont réduitesqu’à. celle d’être absorbante , commetous les corps terreux , & à en avoirpar'conséquent: celle dë déterger lesplaies, Sc n’en faciliter qisainsila ci-catrisation' 8í la croistance des chairs,qui font produites par l’antipaiíies,selon Dioscoride.
Revenus fur le compte des vertusde l’antipathès, dans la suppositionque c’est un corail, nous tâchonsié-u-lement de bien déterminer s’il en estréellement un. L’on ne peut gueres-en disconvenir après ce qtvon lie dans
Dioscoride : ausiì tous lés Naturalistes ,modernes & du moyen âge sdoptent-ilscette explication.. Ils ne differentgueres enrr’euxque fur ce que les uhsmettent l’antipathès fous le genre ducorail même, cest-à-.dire, de. ce .corps*dur , pierreux, ramifié ;au lieu qu-e les •autres le regardent comme un ticophy-te,qui est bien, à ìá vérité , ramifié 8c:dur ,,mais plutôt ligneux, ou cartilagi-neux que de'lanarure de la pierre. 11a cependant eu des Auteurs qui, fondés,fur un passage de Ctésias, dans S t o-