39- NATURALIS HISTORIA L I B. XXXVII.
dem oculus , ac digitus Dei : &c hic colitur à Syris. Trio-
figées. Cette propriété commune àtant de différentes substances , a faitregarder comme des especesde stéariteplusieurs de ces terres. Indépendam-ment des raisons que nous apporte-rons en parlant de ces terres en par-ticulier, on peut dire ici que la duretéattribuée par Pline à la stéarite , doitempêcher de la placer avec les sub-stances terreuses.
On ne peut disconvenir cependantque la substance que l’on regardemaintenant comme la vraie stéarite,n’ait beaucoup de rapport avec les ter-res. Les expériences du célébré Chi-miste Allemand, M. Port , ont dé-montré cette vérité} mais la dureté decette substance empêchera toujoursde la placer précisément avec les ter-res, & tout ce que l’on pourra faire ,fera d’irniter M. Woltersdorff qui larange fous la classe des pierres argil-leuíes. M. Woltersdorss suit en celaM. Port, & comme celui ci, il placesous le même genre la craie d’Èspa-gne, à qui il donne particulièrementle nom de stéatite , & qu’il caractérisepar son opacité , sa mollesse , si on lacompare au plus grand nombre despierres & fa couleur blanchâtre quiest celle qu’elle a le plus communé-ment ; la seconde espece est le crayonrouge ; les autres font la gemma/iu/ades Chinois ,da pierre oilaire ou donton fait dés vaisieaux , l’ophite & lapierre néphrétique : on trouvera leurdifférence spécifique à l’article de cha-cune de ces pierres. Les variétés quise distinguent dans la stéatite , fontst etre plus ou moins cendrée, quel-
quefois verdâtre ou marquetée de di-verses taches , jaune aussi , couleurde safran , ou enfin noirâtre , commeM. Pott le rapporte dans ion Mémoirefur la stéatite , qui est inséré dans levolume de l’Académie de Berlin pourTannée 1747.
La stéatite se trouve dans le terri-toire de Barenthen en Allemagne ;l’espece le plus commune porte lenom de craie d’Espagne. Ce n’est pasquelle vienne réellement d’Efpagne.M. Pott affine ne connoître pas d'Ati-reurs qui désignent Tendroit d’Es-pagne où on la tire , il paroît mêmequ’elle pourroir n’être ainsi appelléeque parcequ’on a pu apporter d'Es-pagne la premiere qu’on a connue,011 parcequ’ón regarde comme ve-nant d’Espagne une quantité de chosesétrangères. Pour lé nom de craie , ilne lui vient que de ce que les ouvriersen draps s’en servent pour tracer lescontours des habits qu’ìis veulent cou?,per , au lieu de la craie ordinaire ,dont les traces s’estacent plus vîte.Elle n’est point n.u reste une craie >
elle ne contient point de terre alca-line , ntde chaux, comme la craie or-dinaire t1 ,
( 4 ) Note de M. Guettard. « Le110m que cette pierre porte , en grec ,signifie, suivant la remarque de Ges-ner, une pierre dont la forme appro-che de celle d’un rein , il est paicon-séquent singulier q«e Pline dise quecette pierre s’appelìe en latin pierrede T oeil , & qu’il le dise comme tra-stuifanc le nom grec- Gçsnçr pour fau.
l’œil